Les soeurs du Christ Rédempteur
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Défendre l’accueil des personnes étrangères dans la dignité

Les soeurs du Christ Rédempteur

Le collectif "Droit à l’accueil" du 92 a pour objectif de partager sur des situations vécues par les personnes étrangères - notamment les difficultés administratives - et de défendre leurs droits, AVEC elles, et POUR elles.

Voici le témoignage de trois personnes présentes à cette manifestation :

-  Etre avec les migrants11 décembre 2017, anniversaire de la naissance d’Anne BOIVENT, fondatrice des Sœurs du Christ Rédempteur dont je fais partie.
- 11 décembre 2017, nous sommes invités à manifester près de la préfecture de Nanterre, pour être avec les migrants.
Objectif : Favoriser la rencontre, donner à voir qui nous sommes, pourquoi cette manifestation préparée par une vingtaine d’associations, manifestation qui se veut chaleureuse (musique, boissons chaudes, proclamation de slogans). 150 bénévoles sont venus au cours de la matinée.
Anne BOIVENT s’adaptait aux événements de son temps, allait vers ceux qui souffrent. Ce matin-là, Anne m’invite à “sortir”, à prendre part.
Grâce “aux énergies collectives”, les comportements peuvent changer. Je suis revenue autre de ce temps vécu, et NOEL pour moi a pris un autre sens dans l’accueil et le recevoir de toute personne digne d’être reconnue et aimée.
Annick R.

Moment d'écoute et de solidarité A 7 h, la queue est déjà longue quand j’arrive devant la préfecture de Nanterre malgré la nuit et le froid humide. Je suis étonnée aussi du nombre de bénévoles qui sont venus, à l’appel du collectif "Droit à l’accueil" du 92, manifester leur solidarité avec tous ceux qui sont obligés d’attendre une partie de la nuit pour être sûrs d’être reçus afin de renouveler leur titre de séjour. En proposant à ceux qui le souhaitent d’écrire sur une carte ce qu’ils pensent de cette façon d’être “accueillis”, je prends le temps d’écouter le témoignage de plusieurs personnes, en France souvent depuis longtemps, et qui sont obligées de faire plusieurs fois le déplacement jusqu’à la préfecture, de perdre leur journée de travail et leurs heures de sommeil pour espérer être reçues. J’entends combien elles trouvent cela absurde et humiliant. Etre présents pour écouter, offrir une boisson chaude, informer les passants qui se rendent à leur travail, former une “queue solidaire”, ce ne sont que quelques “gouttes d’eau”, nécessaires pourtant pour que personne, ni l’administration, ni les passants, ni nous-mêmes, ne s’habitue à ces queues inhumaines.
Bénédicte P.

Attitude compréhensive de la part des migrants : " Dans notre pays nous avons l'habitude de faire la queue..." Ce qui m’a interpellée, c’est la patience de ces personnes qui attendent pour parfois un rendez-vous hypothétique. Il y a rarement de la colère ou de l’agressivité. Certains m’ont dit : « Dans notre pays, nous avons l’habitude d’attendre, il y a aussi de grandes queues, c’est normal » .
Et finalement, cela m’a fait réaliser que nous sommes habitués à une qualité de service, qui a un coût. Nous exigeons cette qualité comme un dû, alors que les réfugiés, les migrants, ceux qui sollicitent la régularisation de leur situation sont plus compréhensifs de l’effort que cela peut demander de les accueillir.
Je suis admirative de leur esprit positif, de leur énergie malgré leurs conditions de vie souvent très précaires. Ils me donnent également des leçons de non-violence et de sagesse.
Anne H.

Témoignages recueillis par Madeleine R., SCR, Nanterre

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Parole du jour - 24 avril 2018

Tenez toujours vos lampes allumées et pleines d’huile, car vous aurez besoin de lumière pour marcher, d’huile pour adoucir les peines du voyage, vous fortifier dans la voie à suivre (P. Le Taillandier)
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