Les soeurs du Christ Rédempteur
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EHPAD St Joseph de Louvigné du Désert

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Les soeurs du Christ Rédempteur

Historique

La Maison de Retraite Saint Joseph de Louvigné du Désert a connu de très humbles commencements. Monsieur l’Abbé LEPANNETIER, vicaire de la paroisse, en fut le fondateur en 1861.

Avec l’aide de Marie MOREL et d’Angélique JANNIN, il ouvrit un hospice dans le manoir de Villeneuve et put recueillir quelques malades.

Le Manoir de Villeneuve, Louvigné du DésertPour assurer la stabilité de l’établissement, il fit appel à plusieurs Congrégations qui refusèrent son offre, avant de s’adresser à la Congrégation de Rillé qui accepta et envoya des Religieuses le 22 Avril 1862 : Soeur Saint Alphonse, Supérieure, et Soeur Constance. Soeur Saint Laurent vint bientôt les rejoindre.

"Le but de l’hospice était de recevoir les pauvres, malades et grabataires sans ressources, les domestiques malades et sans ressources, pendant la durée de leur maladie, de visiter à domicile les malades pauvres de la Paroisse, en vue de leur porter les secours religieux et temporels" (ce qui ne put être assuré qu’à partir de 1894).

La pauvreté de la Maison est grande, ses ressources minimes. Pour soutenir son oeuvre, l’Abbé Lepannetier prend l’initiative de faire des conférences. Des quêtes sont faites à domicile. Les familles aisées de Louvigné se plaisent à venir en aide à la fondation. Le jeudi, des Dames viennent travailler à la couture et au raccommodage.

De bonne heure, le fondateur se rend compte que la propriété de Villeneuve ne convient pas à l’extension de son oeuvre. Aidé et conseillé par Monsieur de Bonteville, l’Abbé projette de jeter les fondations d’un établissement plus vaste. Conscient que l’oeuvre qu’il entreprend est au dessus de ses forces, par un vœu du 19 Mars 1866, il la remet entre les mains de Saint Joseph qui a "tout pouvoir auprès de Dieu". Au prix de mille difficultés et tracasseries, il acquiert des terrains qui dominent la vallée Julienne, et commence les travaux par les bâtiments accessoires : four, fournil, puits, étables…, puis c’est le bâtiment principal avec deux ailes faisant saillie sur l’avant. Sur la Paroisse, il trouve de généreux bienfaiteurs qui l’aident dans son oeuvre par des dons, des offrandes, des services. En Mai 1866, des malades et vieillards, au nombre d’une trentaine peuvent s’y installer. Les 1ers bâtiments de l'Hospice de Louvigné du Désert

Peu de temps après, l’Abbé Lepannetier, victime de calomnies et d’intrigues, doit quitter Louvigné pour Lécousse où il est nommé recteur. Il ne pourra plus s’occuper de sa fondation. On dit qu’il ne revit l’hôpital qu’une fois, en passant, un soir, en voiture, au retour d’un voyage en Normandie.

Une chapelle est bâtie en 1867, bénite en 1870. Elle ne peut contenir que 30 à 40 personnes. De 1929 à 1931, on construit l’actuelle chapelle, sur l’emplacement de l’ancienne, grâce à la générosité de la population et au succès de la grande kermesse qu’elle organise le 12 août 1928.

Les malades et pensionnaires affluent de tous côtés. En 1904, on construit l’aile droite.

Le 12 Décembre 1921, l’État reconnaît l’établissement en tant qu’Hôpital-Hospice, et fixe à 20 le nombre des Religieuses le composant, ce qui est une preuve de son développement.

Les Soeurs au service de l'Hospice de Louvigné du Désert, fin 19e ou début 20e siècle

Si les premières supérieures ne font que passer, celles qui suivront pourront assurer la continuité de l’oeuvre de Monsieur Lepannetier :
Soeur Félicité présidera à la marche de l’établissement pendant 25 ans (1885-1909)
Soeur Pauline, 35 ans (1909-1944)
Soeur Édith, bras droit de Soeur Pauline, lui succède en 1944.
Soeur Pauline

Au fil des années et selon les possibilités financières, on procède aux améliorations nécessaires : installation de l’eau, de l’électricité, aménagement des locaux.

L’hôpital-hospice échappe à la réquisition allemande pendant la guerre 1939/1940. Pendant cette période de restrictions, sa basse-cour et sa ferme rendent d’appréciables services. En 1944, l’établissement ouvre toutes grandes ses portes aux réfugiés de Normandie, comme aux malades, aux blessés et aux infirmes évacués de l’Hôtel-Dieu de Fougères, bombardé et détruit en grande partie. La paix revenue, les Responsables de la Maison s’évertuent à améliorer les locaux : aménagement des dortoirs en chambres plus petites, réfection des boiseries et parquets, modernisation du bâtiment ancien. Soeur Édith, supérieure de 1944 à 1961, se préoccupe même de donner une place décente, dans le cimetière communal, aux pauvres décédés à l’hospice. Elle obtient de la Municipalité, qu’une portion de terrain leur soit réservée.
Soeur Edith

Soeur Victoire-Thérèse qui lui succède continue le travail commencé et modernise les différents services. Elle fait plus. Elle met en route l’agrandissement de la Maison de Retraite Saint Joseph, en septembre 1966. Mais elle n’en verra pas l’achèvement car Soeur Édith revient pour trois ans (1967/1970).
Soeur Victoire-Thérèse

Le nouveau bâtiment béni et mis en fonction le 22 Janvier 1969, dote la Maison de Retraite de deux ailes supplémentaires qui comportent une cuisine ultra-moderne, deux salles de séjour, quelques cinquante chambres individuelles, un office par groupe de 20 chambres. La maison pourra accueillir 160 personnes dont 128 personnes âgées.
Le bâtiment mis en fonction en 1969

Le nouveau bâtiment est à peine achevé que l’on entame la rénovation de l’ancien. En 1971, on transforme les locaux de l’ancienne école ménagère de La Folletière en annexe de la Maison Saint Joseph, pour satisfaire les demandes de plus en plus nombreuses.

Service de maintien à domicile

Plus qu’à des réalisations matérielles spectaculaires, Soeur Marie-Paule Leloutre s’attachera à l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées.
Avec l’aide de la Municipalité et des services compétents, elle met en place (en 1979) un service de maintien à domicile, appelé aujourd’hui le S.S.I.A.D., elle ouvre à la Maison de Retraite un foyer-restaurant, prépare un contrat de secteur d’un P.A.P. 15 (Plan d’Action Prioritaire).
Son action sera continuée par Soeur Thérèse Bouan qui la remplace en 1980.

Une vue de la Maison St Josph de Louvigné aujourd'hui

En 1985, Madame Semeril, 1ère directrice laïque, prend la direction de la Maison, et quelques années plus tard, elle entreprend des travaux importants.
Cette fois, non pour augmenter la capacité d’accueil de la Maison, mais dans un objectif d’humanisation plus grande encore de l’établissement et pour son adaptation aux nouveaux règlements administratifs.

Logo de l'Association Anne Boivent

En 1998, la Maison de Retraite Saint Joseph de Louvigné devient un des Etablissements de l’Association Anne Boivent.

Logo de la Maison de Retraite St Joseph de Louvigné du Désert

Pour en savoir plus :
EHPAD St Joseph de Louvigné
Service Soins Infirmiers à Domicile

Sr Hélène R., d’après les Archives de Rillé-Fougères