Les soeurs du Christ Rédempteur
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L’Abbaye de Rillé au fil des âges...

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Les soeurs du Christ Rédempteur

Abbaye St Pierre de Rillé. Dessin, BNLe faubourg, qui aujourd’hui s’appelle le quartier de Rillé, a une origine très ancienne. Il s’étendait le long de la route d’Avranches à Angers, et fut habité, ainsi que le bourg l’Echange, dès le Xe siècle environ. A ce moment, dans une boucle du Nançon, s’édifiait une forteresse sur un rocher entouré de marais, c’est-à-dire à l’emplacement actuel du château.

Géographiquement, le coteau de Rillé domine la vallée du Nançon d’environ 40 mètres.
Il se situe dans une boucle de la rivière entre celle-ci et le ruisseau de Bémouche au nord du Château.
Ce ruisseau n’existe plus, parce que les marais ont été asséchés, mais il y a quand même une petite ruelle qui débouche en haut de la rue de Rillé qui s’appelle ruelle de Bémouche.
Depuis 8 siècles, sauf interruption de 40 ans, entre la Révolution et 1833, la colline fut un des principaux centres religieux de la ville.

En 1024, Alfred, seigneur de Fougères, fonde près du château une collégiale confiée à des chanoines augustins… C’est la chapelle Sainte-Marie du Château. Mais le lieu est peu propice à la prière ; aussi viennent-ils s’installer dans le faubourg de Rillé, plus calme. Ainsi, en 1143 naît l’Abbaye Saint-Pierre de Rillé.

L’église de l’Abbaye sert aussi de paroisse pour les habitants du faubourg, sous le nom de paroisse Sainte-Marie. Pour cette raison, la fermeture du faubourg, au carrefour de l’Echange, s’appela Portail-Marie (Ceci explique sans doute le nom offficiel que prit le Juvénat des Sœurs de Rillé qui fonctionna de 1933 à 1970 dans les locaux actuellement occupés par le Lycée Notre-Dame des Marais).

Arrivent les guerres de religion. En 1589, l’Abbaye est pillée, les archives sont brûlées, les moines momentanément expulsés.

Au 17e siècle, à la suite d’un certain relâchement dans l’observance de la Règle monastique, une réforme a lieu sous l’impulsion du Père Faure, chanoine régulier venu de l ’Abbaye Sainte Geneviève de Paris. Les religieux de Rillé s’appellent désormais Génovéfains. Ils seront là jusqu’à la Révolution. Abbaye st Pierre de Rillé. Dessin, BN

A Rillé, un collège existe depuis 1473 et dure jusqu’à la création du collège Saint Yves, rue de la Pinterie à Fougères, par les Bourgeois.

L’abbé de Rillé a aussi droit de justice dans le bourg de Rillé et dans les fiefs dépendant de l’Abbaye (l’Eglise jugeait des litiges qui se rapportaient plus à sa mission).

En 1789, éclate la Révolution qui fait beaucoup de dégats à l’Abbaye. Les Religieux n’acceptent pas de prêter le serment constitutionnel ; l’église sert de refuge à plusieurs prêtres réfractaires qui y célèbrent la messe. Les autorités civiles, exaspérées, suppriment la paroisse Sainte-Marie de Rillé. En 1792, le prieur Dom Delaunay est arrêté, emprisonné, et guillotiné le 3 aût 1794 à Rennes. La Révolution est passée par là...

Le 28 mars 1792, l’Abbaye de Rillé est vendue comme bien national à Gabriel Desfeux.
En 1793, des troupes y logent, et les bâtiments servent de caserne pour les gardes nationaux.
A la fin de 1793, l’acquéreur démolit la plus grande partie de l’édifice pour en vendre les matériaux.

Il ne reste debout que la Tour dont le sommet est richement orné et qui renferme un très bel escalier de granit. Vieille Tour de l'Abbaye St Pierre de Rillé, du 18e siècle

C’est dans les ruines de l’Abbaye qu’arrivent le 26 octobre 1833 les sœurs, connues depuis lors par les Fougerais sous le nom de " Sœurs de Rillé ". Elles sont trois : Anne Boivent et deux autres sœurs entrent dans une propriété que vient d’acquérir le fondateur de leur Congrégation naissante, le Père Le Taillandier, alors recteur de Laignelet…

Extraits de l’émission RMB, janvier 1987
Sœur M. Thérèse Jahier

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Parole du jour - 18 décembre 2017

« Je veux aimer Dieu sans intérêt et sans retour, l’aimer de l’amour dont il m’aime. Il m’aime quoique pécheur car pour moi c’est un doux Sauveur » (Chant P. Le Taillandier)
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