Les soeurs du Christ Rédempteur
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La Bonne Nouvelle pour tous

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Les soeurs du Christ Rédempteur

Dire la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux pauvres...

Il arrive à beaucoup de gens de penser que l’Êvangile n’est pas pour eux. Ou du moins que c’est trop difficile à comprendre, et ensuite à vivre. C’est vrai que c’est là la question. Elle peut se poser inopinément à quiconque, croyant, incroyant, mal-croyant, et même hostile, ou encore à un pauvre, un riche, un savant, un illettré...

Comment une personne qui croit que l’Evangile est pour tous peut-elle réagir, quand un appel lui est lancé pour répondre à un appel précis ?

Un jour, j’ai été sollicitée pour rencontrer des handicapés résidant à vie dans une maison spécialisée. Je ne savais comment ils se situaient par rapport à ce Jésus dont ils avaient, ou non, entendu parler ; et aussi comment je pourrai faire pour transmettre avec vérité l’Évangile dans un langage accessible. Mais cette Parole m’habitait : "La Bonne Nouvelle est pour les pauvres" ... J’y suis allée. Je me suis trouvée devant un petit groupe d’une quinzaine de personnes adultes, hommes et femmes. Chacun était là avec son handicap, physique, mental, curieux de ce qui allait arriver. Ce n’était, ni un office religieux, ni un prêtre venu les voir. Mais c’était (j’étais) une religieuse qu’ils ne connaissaient pas... Un peu pourtant, puisque l’établissement était autrefois tenu par des religieuses de ma Congrégation. Plusieurs qui étaient là depuis déjà longtemps les avaient connues.

Avant de commencer à leur parler, je me suis dit : comment me faire comprendre pour une Annonce de ce qui me dépasse infiniment ? En un éclair m’est apparu une évidence : non pas expliquer avec des mots mais avec tout mon être... J’ai raconté, mimé, crié (il s’agissait du récit de l’expulsion de l’esprit impur par Jésus qui était entré dans la synagogue Marc 1, 21-28). Jésus était là, délivrant avec autorité l’homme malmené, violenté. L’assistance était témoin de l’apaisement de l’homme auparavant malheureux. Elle regardait émerveillée. Après quelques instants chacun a redit quelque chose du récit, ce qui l’avait touché. Jésus était vivant, présent, agissant au secret de chacun. Il y avait de la reconnaissance dans les yeux.

Quelques semaines plus tard, l’Aumônière de l’établissement a fait ré-exprimer ce récit à quelques-uns des participants au cours d’une célébration eucharistique. C’était avec leur propre langage, leur être tout entier. Ils sont devenus les annonceurs d’évangile. Un peu comme les gens qui se trouvaient à la synagogue ce jour-là et qui ont répandu la rumeur au sujet de Jésus. J’ai entendu les réactions d’une personne venue à l’Eucharistie en ce jour : c’était beau et émouvant de les voir parcourir l’assistance en leur parlant de Jésus...

Cette rencontre m’a changée moi aussi.

Anne, SCR

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Parole du jour - 23 août 2017

Il est impossible d’accepter que l’œuvre d’évangélisation néglige les questions concernant la justice, la libération, le développement de la paix dans le monde (Paul VI, Evangelii nuntiandi)
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