Les soeurs du Christ Rédempteur
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La FEDEAR fête ses 60 ans

Les soeurs du Christ Rédempteur

FEDEAR : Fédération d’Equipes Apostoliques de Religieuses

Relecture d’un cheminement :

"Ce témoignage n’a d’autre prétention que de permettre à chacune de se souvenir des passages, des engagements, des difficultés mais aussi des joies partagées".

En 1971, je venais de terminer mes études d’éducatrice spécialisée, lorsque ma Congrégation - celle des Soeurs du Christ Rédempteur - m’envoie avec deux autres Religieuses dans la ZUP de Fougères. Cet envoi pour une insertion en quartier populaire a été préparé avec la MO (Mission Ouvrière) locale. De milieu rural, j’ignorais tout de la condition ouvrière. En communauté, nous essayions d’être attentives à ce que vivaient les personnes et de le partager aussi avec l’ACO (Action Catholique Ouvrière).

Je crois que c’est en 1976 que nous sommes allées ensemble à un rassemblement de l’UREP (Union des Religieuses Educatrices Paroissiales) à Paris : là, il y a eu un déclic ! J’ai vu que beaucoup d’autres avaient franchi le pas. Déjà, en 1969, avait eu lieu un congrès de choc : "Religieuses dans un monde en mutation". Dans le souffle du Concile, se vivait un bouillonnement. Là, je rencontrais des Religieuses engagées dans les réalités des différents milieux de vie et qui se retrouvaient pour partager dans diverses commissions.

Sur le terrain, les événements nous ont rattrapées. Dans les années 1975-1976, Fougères a connu une grave crise de la chaussure avec grèves, manifestations, occupations et fermetures d’usines. C’est là que j’ai participé aux premières manifs. Je me souviens de mes peurs, de mes questions, de mes résistances... Et pourtant, je peux dire que c’est là que j’ai commencé à découvrir la solidarité ouvrière. Que de vies m’ont marquée !

A la même époque, dans le diocèse, des équipes de RDV (Révision de vie) se mettaient sur pied. Avec du recul, je constate qu’elles étaient essentielles, car il s’est avéré assez vite que, pour être vraiment solidaire de la condition ouvrière, il fallait se mouiller et s’engager. C’est là que la RDV est devenue fondamentale en raison de la dimension collective du partage. Je me souviens qu’à l’époque, nos rapports avec la Congrégation étaient tendus : l’engagement syndical n’était pas prévu dans les Constitutions ! La RDV nous aidait à analyser, à discerner, à déchiffrer - au coeur de l’action humaine - le Mystère Pascal de Jésus vivant.

Heureusement, de solides formations nous étaient proposées sur tous les plans : anthropologiques, économiques, théologiques, bibliques... Vous vous souvenez du CARCO (Cycle d’approfondissement pour les Religieuses en classe ouvrière) et d’autres encore.

La Région Centre fête les 60 ans de la FEDEAREt puis des rassemblements nationaux : "Entendre ce monde, risquer l’évangile et ouvrir un avenir", "Osons la fraternité"...

Quel dynamisme apostolique au service de la vie et de l’évangélisation se dégageait de ces rencontres ! J’en suis encore marquée !

Au fil des années, j’ai accepté de prendre des responsabilités, je me suis retrouvée déléguée à la région et, lorsque j’étais dans le Cher, catapultée - je ne sais trop comment - à la commission nationale MO, au moment où se vivaient, de façon conflictuelle, les rapports avec les Religieuses de certaines commissions. Que de débats sur les structures par exemple, pour arriver à la dissolution de l’association des Religieuses en MO en 2004 ! Que d’énergie, de temps donné ! Tout cela en fidélité à la vie, en tenant compte des soeurs isolées et des équipes diversifiées. Ce qui m’a frappée, c’est le sérieux de la réflexion, l’approfondissement, le questionnement face aux remontées de vie. Quelle richesse et quelle source d’émerveillement !

La Région Centre-Est fête les 60 ans de la FEDEARUn autre sujet d’émerveillement, c’est la capacité du collectif à mettre sur pied des rassemblements de grande envergure, on se rappelle Vichy...

Dans ces préparations de rassemblement, chacune, chaque équipe, chaque diocèse, chaque région est invité à participer. Et c’est vraiment la participation de chacune qui assure la réussite de ces rassemblements ! Quel dynamisme pour l’engagement et la mission près de ceux et celles auxquels nous sommes envoyées...

Au cours de cette journée de fête, nous avons eu une pensée spéciale pour toutes les Religieuses qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour que la Fédération continue d’être au service de la vie et de l’évangélisation sur les chemins d’Alliance avec nos frères pour témoigner que le monde a un avenir".

Invités à la fête de la Fedear

Solange B., SCR, Tours

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Parole du jour - 17 décembre 2017

Faire oraison, c’est s’accoutumer à nourrir son âme d’un simple et amoureux regard en Dieu afin de se réjouir de l’unique nécessaire. L’âme fait peu et reçoit beaucoup (Règle de Vie)
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