Les soeurs du Christ Rédempteur
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La Parabole de la casserole

Les soeurs du Christ Rédempteur

Tout homme est une histoire sacrée !...

La Maison d’Arrêt des Hauts-de-Seine, située sur la paroisse Notre Dame de la Miséricorde, est jumelée spirituellement à cette communauté chrétienne de Nanterre. Une équipe de chrétiens, dont une des sœurs du Christ Rédempteur, assure une présence au culte, à la messe et des visites. Un nouvel aumônier, prêtre, prend ses fonctions en septembre 2013. Le Père Léo Diard, précédemment aumônier lui-même, fit alors parvenir à la communauté chrétienne la « Parabole de la casserole » que voici :

Voici quelques jours, je visitais Roger dans sa cellule ; il me dit au cours de la conversation  : « Tenez, Père Léo, je vais vous raconter l’histoire de cette casserole. Vous la voyez bien propre, certes bien cabossée, mais si vous l’aviez vue avant ! Si je vous disais... lorsque je l’ai aperçue de ma fenêtre, mon regard s’est accroché à elle, c’est fou ! C’est comme si elle me disait : « Fais quelque chose pour moi, tire-moi de là ». J’ai longuement hésité et puis le lendemain, j’ai demandé à l’ “auxi” , qui nettoyait les abords du bâtiment, de me la passer ; il s’est moqué de moi mais il me l’a tout de même donnée.

Alors j’ai pris du savon puis de la lessive et j’ai frotté, frotté, mais rien n’y fit. J’étais prêt d’abandonner, d’autant que j’avais une casserole récemment achetée. Alors j’ai eu l’idée de la gratter avec mon canif. Ecaille après écaille, l’aluminium apparut et j’ai enfin réussi comme vous la voyez ! ».

Ecoutant Roger, j’eus une intuition – qui ne venait pas de moi – mais cette histoire qu’il me raconte c’est une parabole et cette parabole parle de lui. Mesurant la gravité de ce que j’avais à lui dire – compte tenu des faits qui l’avaient amené en prison – j’hésitais à le faire, mais m’appuyant sur la grande confiance qui, depuis bientôt quatre ans, nous liait l’un à l’autre, je lui dis  :
« Cette casserole, c’est toi Roger. En te regardant, les gens diraient : c’est un dégueulasse ce type-là, et qu’il reste où il est ; nous n’en voulons plus ! Mais un jour, Dieu a porté son « regard » sur toi et il ne l’a pas décroché. Il t’a aimé puis, patiemment, Il a entrepris de te gratter, de te nettoyer, de te faire briller comme un sou neuf… ».

Alors Roger me dit  : « J’ai bien compris ce que vous venez de me dire ; eh bien, cette casserole va dorénavant me suivre partout. Quant à la belle, je vais la donner à quelqu’un qui n’en a pas ».

Racontant cette parabole à l’un de mes confrères de l’équipe d’aumônerie, celui-ci me dit  : « Comme c’est curieux ! il y a un mois, lors d’une réunion, Roger m’a posé cette question :

« Est-ce-que Dieu m’aime et quelle preuve me donne-t-il ? ».

Léo DIARD

Texte recueilli par Sr Madeleine R., SCR, Cté de Nanterre

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Parole du jour - 17 décembre 2017

Faire oraison, c’est s’accoutumer à nourrir son âme d’un simple et amoureux regard en Dieu afin de se réjouir de l’unique nécessaire. L’âme fait peu et reçoit beaucoup (Règle de Vie)
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