Les soeurs du Christ Rédempteur
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Mais où est donc la maman du Fils Prodigue ?

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Le fils cadet. Berna, Evangile et PeintureEn méditant pour la énième fois la Parabole du Fils Prodigue, je me prends subitement à penser : « Mais où est la maman ? Est-elle "partie" ? Depuis longtemps ? Et voilà que son "absence" au coeur de cette famille se met à me parler, à résonner…

Le Père est là, plein d’attention, de miséricorde, débordant d’amour pour chacun de ses deux fils. Il s’adapte à chacun, dans sa manière d’être, de parler, de faire… Il se “livre”, il ne garde rien pour lui, il oublie incartades et reproches…

Comment se fait-il que le cadet, comme l’aîné, soit alors si peu "fils" d’un tel Père ? Chacun ne pense qu’à soi et réclame son dû, comme s’il était un salarié, un domestique. L’un - comme l’autre - n’a ni sentiment filial ni comportement fraternel...

Alors je me dis qu’il manque peut-être la maman, que son absence a fait défaut à ces deux garçons… Ils sont super-aimés, mais ils ne le savent pas ! Personne ne le leur a vraiment dit.

Le père et le fils aîné. Berna, Evangile et PeintureEvidemment, c’est une Parabole. L’objectif essentiel de Jésus ici est de montrer le visage du Père, son Père et notre Père.

C’est donc une Parole pour moi, pour nous, aujourd’hui. Elle nous interpelle sur le visage que nous avons de Dieu dans notre vie personnelle, dans nos pensées, dans nos comportements. Qui est-il réellement pour moi, pour nous, au quotidien ?

- Est-ce que parfois nous ne ressemblons pas trop au fils cadet, avec des désirs de liberté, des attitudes d’indépendance, d’égoïsme, des décisions personnelles qui oublient que nous sommes « fils - fille bien-aimé(e) » du Père ?

- Est-ce qu’à certains moments nous ne sommes pas le fils aîné, celui qui s’active au mieux à la tâche, mais qui oublie d’aimer son Père comme un fils ; qui jalouse son frère, et qui ose dicter à son Père comment il doit se comporter en tant que Père ?

Dieu merci, aujourd’hui, nous avons une Mère qui peut nous éduquer…
Merci, Marie, d’être là, d’être notre Mère, de nous guider pour devenir peu à peu davantage « fille", "fils", "sœur et frère les uns des autres"…

Sr Hélène R., SCR

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Parole du jour - 17 décembre 2017

Faire oraison, c’est s’accoutumer à nourrir son âme d’un simple et amoureux regard en Dieu afin de se réjouir de l’unique nécessaire. L’âme fait peu et reçoit beaucoup (Règle de Vie)
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