Les soeurs du Christ Rédempteur
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Piéla (au Burkina) : Témoignage de Daniel

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Les soeurs du Christ Rédempteur

Daniel Lankoadé est l’ancien cuisinier des soeurs, à Piéla (Burkina Faso). Il n’avait pas 18 ans lorsqu’il a commencé... Lors de la Fête des 50 ans de présence des Soeurs du Christ Rédempteur à Piéla, le 26 janvier 2013, Daniel a témoigné ainsi :

« Les sœurs sont arrivées à Piéla en 1962.
Le Père Ménard était venu en 1958, sans femme. Alors, quand les sœurs sont venues, les gens parlent et ils disent : « Maintenant les femmes du Père sont venues ». On les appelle « Père puoba » (femmes du père). Petit à petit, les gens ont compris que ces femmes étaient célibataires, on les appelle « des sœurs ».

Daniel, l'ancien cuisinier des soeursEn 1963, elles commencent les activités : catéchèse avec les enfants, les adultes, mais par manque de compréhension de la langue, elles ont du mal et en plus les enfants ont peur des Blancs. Il fallait tout faire pour les approcher en leur donnant des bonbons, des jouets pour les amuser, puis l’habitude est venue. Pour apprendre et parler la langue, c’est problème, il faut un interprète pour faire passer le français en gourmantché. Je viens de quitter l’école protestante avec niveau CM². Comme elles parlent vite, je n’arrive pas à tout comprendre. Pour la catéchèse, tous les soirs on allume des lampes, on s’assied dans la cour de la mission de 18 h à 20 h, quelquefois jusqu’à 21 h.

Ensuite les sœurs ont créé le dispensaire. Quelle joie pour la population de Piéla et les villages. Sœur Dominique, Sœur Alphonse étaient infirmières, puis il y a eu d’autres sœurs. Elles ont soigné, sensibilisé à l’hygiène. Ce n’était pas facile. Pour se laver, c’était problème, il n’y avait pas assez d’eau dans le puits. Il faut se lever tôt pour avoir 2 ou 3 canaris pour la journée. Les animaux, on les emmenait boire au barrage de Dabesma. Les maladies fréquentes, c’était la rougeole, la méningite, le ver de guinée. Les sœurs ont créé la PMI pour prévoir la nourriture des enfants qui sont maigres et malades et apprendre aux femmes à faire des bouillies enrichies avec les produits locaux. Les sœurs soignent au centre de Piéla et dans les villages. Elles ont sauvé la population et les enfants ne meurent plus. Les malades qui ne peuvent pas venir, Sœur Dominique les rejoint à domicile, dans les villages. Les sœurs partent en mobylette le matin, en pleine brousse, avec une bouteille d’eau et quelques biscuits et ne reviennent que le soir.

A l’approche de l’hivernage, fin mai, elles étaient obligées d’aller à Ouaga pour acheter des boites de conserves pour 3 mois, car pendant les pluies on ne pouvait plus sortir de Piéla , toutes les pistes étaient coupées par les marigots. Pour le courrier ça pouvait faire 2 mois sans nouvelles de leurs familles, et il fallait aller le chercher à Fada (100 kms) ou Bogandé (30 kms).

Je me rappelle une fois on est allé chercher un malade à Léoura (40 kms) et la pluie est venue. On a été obligés de rester toute la nuit en brousse avec le malade. Quelle souffrance ! Une femme blanche, dormir en pleine brousse, sans lumière, sans rien ! C’était l’amour des gens au nom du Seigneur ! »

Les quatre premières soeurs, arrivées en 1962 à Piéla. De g à dr : Sr Jeanne-Marguerite, Sr Joséphine, Sr Alphonse, Sr Béatrice

 

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Parole du jour - 18 décembre 2017

« Je veux aimer Dieu sans intérêt et sans retour, l’aimer de l’amour dont il m’aime. Il m’aime quoique pécheur car pour moi c’est un doux Sauveur » (Chant P. Le Taillandier)
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