Les soeurs du Christ Rédempteur
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Rencontre inédite à Trosly

Les soeurs du Christ Rédempteur

Une belle réalité de coopération au CASH (Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers) de Nanterre : entre le CHAPSA (Centre d’Hébergement et d’Accueil pour les Sans Abris), le Secours Catholique et l’Aumônerie, dont je suis membre depuis trois ans.

En effet, plus la détresse est grande, plus la mobilisation est nécessaire pour apporter, ne serait-ce qu’une journée, un ailleurs « que la rue, » et un autrement que la « mendiance ».

Accueil par jean VanierCe fut l’objectif de cette journée du 2 avril 2011. Une trentaine de personnes sans domicile partent vers la ferme de TROSLY, à la rencontre de Jean Vanier, Fondateur de l’Arche. Leur visage s’est éclairé tout au long du voyage animé par deux jeunes. Du bonheur partagé..., manifesté par des applaudissements.

A la descente du car, rendus à la liberté, leurs choix dérivent du programme. Qui pour la cigarette, qui pour la ballade etc… Quelques-uns répondent à la proposition : se rassembler pour prier. Dans la chapelle, de l’inédit : J. trisomique se déplace, en toute tranquillité, vers les uns et vers les autres. Elle vit sa liturgie, invente ses rites…, tantôt assise, tantôt se déplaçant, tantôt se reposant sur les genoux d’un frère. Simplicité, tendresse, confiance réciproque…Tout et tous enveloppés de paix ! Comment ne pas voir là, la gestuelle de l’évangile-homélie de ce jour, la Visitation ?

Ces gens de la rue ont comme quitté leur sac plastique quotidien pour entrer dans un cadre de verdure et de fraîcheur, imprégné d’un climat amical bienveillant. Leurs pressions intérieures et extérieures se sont-elles levées, leur permettant de faire provision de considération, de bien-être ?

Celui qui est attendu de tous arrive : Jean Vanier – impressionnant par sa taille, sa carrure, son immense bonté, sa tranquillité. C’est l’homme tout prêt à protéger, à aimer, à tout pardonner… C’est de cela dont il va parler :

Le pardon, dit-il, est un long chemin, il y faut du temps, beaucoup de temps. Pour lui, la première étape à franchir pour pardonner est le refus de la vengeance. Ce qui n’est pas rien.
Du temps, beaucoup de temps, dit-il encore, pour guérir de la violence engendrée par le mépris.

Victimes du mépris, de l’échec, de la violence - même entre eux - ces gens de la rue sont-ils en mesure d’entendre, d’espérer une autre condition, un autre regard de ceux qui les croisent ou les toisent ? Du temps d’échange, rien n’est venu le confirmer. Ont-ils encore les mots pour le dire ?... Le langage se perd dans l’errance.

Rencontre amicale Une journée pas comme les autres, ni pour eux, ni pour les accompagnateurs. Se quitter, oui, mais en gardant au cœur, une expérience de vie ensemble, une rencontre lumineuse en la personne de Jean Vanier. Demain, à nouveau dans la rue.

Cette réalité nous maintient dans l’humilité, le respect, un certain silence.
Nous serons au rendez-vous jeudi soir, rencontre hebdomadaire de l’Aumônerie autour d’un café. Occasion pour eux et pour nous de recueillir peut-être quelques traces de cette journée.
Et pour moi, de me laisser rejoindre dans le secret de ma prière, par les paroles de ce chant de notre Famille Religieuse :

« Au procès du pauvre contre sa misère
Qui défendra le droit des petits ?
Moi, Jésus-Christ, qui porte vos détresses !
L’Esprit m’en est témoin
qui allume en vous ma tendresse ».

Marie-Louise J., SCR, Asnières

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Parole du jour - 23 août 2017

Il est impossible d’accepter que l’œuvre d’évangélisation néglige les questions concernant la justice, la libération, le développement de la paix dans le monde (Paul VI, Evangelii nuntiandi)
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