Les soeurs du Christ Rédempteur
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Session biblique en Terre Sainte

Les soeurs du Christ Rédempteur

Bénévole à "l’Accueil de Femmes" à Tours, j’ai été sollicitée par le Secours Catholique pour participer à une session biblique en Terre Sainte du 15 au 25 avril 2009. En voici quelques échos : Le mur des lamentations, Jérusalem

Le 1er contact avec le désert de Judée a été pour moi un vrai dépaysement : des collines arides à l’infini, quand j’imaginais des dunes de sable… Je n’ai pas de mal à me représenter Jean-Baptiste qui baptisait dans ce désert : « Jean avait un vêtement de poil de chameau et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage ». Les chameaux sont encore là.

- La visite du St Sépulcre m’a fortement impressionnée, non pour ce qu’elle représente : lieu du tombeau et de la résurrection du Christ, mais par ce que j’y ai vu. Cette basilique à étages est mise à la disposition des Catholiques, des Grecs orthodoxes et des Arméniens. Les Syriens, Ethiopiens, Melkites ont aussi leurs autels. Nous les avons vus prier séparément, chacun selon ses rites, tous avec ferveur. Cela m’a quelque peu déroutée, et là j’ai réalisé que l’unité de l’Eglise ne serait jamais l’uniformité. Le Saint-Sépulchre, Jérusalem
Pourquoi rester divisés quand tous ces chrétiens croient au même Dieu de Jésus-Christ ? Il semblerait que la difficulté pour faire l’unité vienne principalement des représentants de ces différentes églises... Pourquoi ne pas reconnaître que la diversité ne peut empêcher l’unité ? C’est sûr que je ne vais pas prier pour l’unité des chrétiens comme précédemment. C’est pour moi aussi une ouverture, une prise de conscience renouvelée de l’importance d’accueillir la différence, de reconnaître que l’autre est autre et en a le droit, tout comme moi, je suis différente de lui. En l’ignorant, on se prive d’une telle richesse !

-  Bethléem  : la porte basse de son église oblige tout homme qui entre à faire un geste d’humilité, à se courber pour rendre hommage à l’humble enfant de Bethléem qui est venu ici partager notre condition humaine. Bethléem est une ville occupée, difficile de ne pas le voir. Au cheik-point, deux militaires montent dans notre car avec leurs mitraillettes pour contrôler nos passeports ; et puis il y a ce mur !

- Ce dimanche, nous partons à Taybeh (Ephraïm) en territoire occupé. A la paroisse latine, nous rencontrons le Père Raed qui, avec les deux autres églises orthodoxe et grecque catholique, a lancé un défi : redonner espoir aux habitants de Taybeh qui sont tous chrétiens et tout faire pour que les habitants cessent d’émigrer. Les trois églises se sont unies pour leur donner du travail : fabrication de l’huile, de bière, travail de céramique, restauration.

Des jeunes nous ont fait visiter le village. La dynamique lancée semble commencer à porter des fruits, je les ai trouvés heureux ainsi que les enfants (nous n’avons vu personne mendier). Ici, dans ce village, le dimanche est respecté, à la différence de Jérusalem où l’activité est celle d’un jour ordinaire (en Palestine, il n’y a que 2% de chrétiens).

-  Hébron, ville palestinienne est aussi une ville occupée. Des colonies juives ont été établies dans la vieille ville. Les conditions de vie des Palestiniens sont devenues très difficiles en raison des restrictions imposées par l’occupant : bouclage des accès à la vieille ville, couvre-feu prolongé et fermeture des magasins. Cette détérioration continuelle a poussé beaucoup d’habitants à quitter leurs maisons.

Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la traversée des souks grillagés au-dessus de nos têtes pour protéger les habitants des pierres et des ordures jetées par les colons qui vivent au-dessus.

- Et voici la Galilée verdoyante aux collines harmonieuses : le Mont Thabor (on aimerait y dresser trois tentes), le Mont des Béatitudes.
Face au lac, on croirait entendre la voix de Jésus proclamer à la face du monde : « Bienheureux les pauvres en esprit…, bienheureux les affligés…, car le Royaume des cieux est à eux ». Le sermon sur la montagne

-  Nazareth  : 100 000 h. Nous visitons la basilique de l’Annonciation. Sa façade monumentale, toute blanche, surmontée de la statue du Christ Rédempteur, offre un contraste saisissant avec le mystère caché de l’Incarnation dans sa phase humble et cachée que l’on retrouve autour de la crypte.

La basilique supérieure, par la richesse de sa décoration veut rappeler la glorification du Christ et de Marie. Derrière l’autel, une grande mosaïque célèbre le mystère de l’Eglise, une, sainte… Sur les murs latéraux, des représentations de Marie provenant des différents pays du monde montrent Marie, mère de tous les peuples. Le Mont des Béatitudes

-  Le lac de Tibériade  : aucun lieu ne peut lui être comparé pour son charme et sa puissance évocatrice. Le décor n’a pas changé. Ce lac entier avec les collines environnantes nous parle de Jésus, de ses miracles innombrables, de ses discours et de ses lumineuses paroles : le souvenir de Jésus y est partout présent.

Pendant que nous traversons le lac par un magnifique après-midi, je me représente Jésus ici avec ses disciples. On comprend facilement les passages de l’Evangile qui nous décrivent Jésus assis dans une barque, non loin du rivage, et la foule prenant place sur les bords, comme dans un amphithéâtre naturel, pour écouter sa parole. C’est saisissant. Je découvre une force nouvelle et actuelle du message évangélique.

- Sur le chemin du retour en direction de Tel-Aviv, nous apercevons Cana et nous nous arrêtons à Abou-Gosh (Emmaüs). Quatre localités revendiquent l’honneur d’être le « bon Emmaüs » ! L’essentiel n’est-il pas que la rencontre ait eu lieu, sur le chemin de notre terre, où deux hommes désemparés s’interrogent et écoutent un compagnon de route qui bouleversera leur vie ?

Tabga, mosaïque 4e-5e siècle. Palestine

Solange B., SCR, Cté de Tours

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Parole du jour - 25 juin 2017

« Je ne suis rien, et rien je ne veux être ; avec Jésus, je veux vivre caché, dans la retraite, inconnu, ignoré » (Chant P. Le Taillandier)
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