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Témoignage

Soeur M. Thérèse R. (en communauté à Tours), a accepté de répondre aux questions posées par RCF Tours, le 22/9/09 :

-  "Sr M. Thérèse, comment avez-vous reçu l’appel à la Vie Religieuse ?"

"L’appel reste quelque chose de mystérieux, y compris pour la personne qui le vit. C’est au plus secret de notre cœur, dans la prière, que Dieu se fait entendre. J’appartiens à une famille très chrétienne, d’un petit village de Bretagne. Le terreau de ma vocation, c’est ma famille. C’est comme un désir qui a grandi avec moi d’être religieuse, désir qui s’est manifesté très tôt, vers 6-7 ans et qui a mûri. J’avais envie de donner ma vie à Dieu, sans réaliser ce que ça représentait vraiment. Mais je crois que la route à la suite du Christ, elle se découvre « en marchant ». Plus on avance dans la vie religieuse, plus on découvre que notre vie est habitée par une Présence d’Amour, celle du Christ auquel on a donné sa vie, qu’on cherche à mieux connaître dans la prière, la méditation de l’Ecriture. Et à notre tour, on essaie de vivre à la lumière de l’Evangile, en portant comme le Christ un regard bienveillant sur ceux qui nous entourent.

Mais la vie religieuse, tout comme la société d’ailleurs, a énormément changé depuis le temps du premier engagement : il y a eu des passages, des moments de doute, et aussi des périodes plus sereines. Je remercie le Seigneur d’avoir placé sur ma route des personnes de ma communauté ou d’ailleurs qui m’ont aidée à vivre ces passages".

-  "Pouvez-vous nous parler de votre mission apostolique ?"

"Depuis 2 ans, je suis engagée au centre d’accueil des familles de détenus à Tours (la Petite Maison). C’est un lieu d’accueil où les familles peuvent se reposer, se détendre, et échanger avant ou après un parloir, autour d’une tasse de café ou d’une boisson fraîche. En tant que bénévoles ou permanentes, nous sommes là pour les écouter, créer un climat de confiance où elles ne sentent pas jugées.

Les femmes qui viennent là avec leurs enfants se sentent plutôt stressées. Le fait que le conjoint (ou le fils) soit derrière les barreaux, ça déstructure toute la famille. Et cependant dans ce lieu de grande souffrance, je suis témoin de choses positives : leur courage d’abord. En l’absence du conjoint, elles doivent tout gérer dans la maison : les enfants, le budget, les démarches administratives. Et elles trouvent encore la force de se faire belles pour venir voir leur conjoint ou leur fils. Certaines font de longues distances pour venir au parloir. Si leur amour résiste à l’épreuve de l’enfermement, il peut en sortir grandi. Mais je sais aussi que ça peut faire l’effet inverse, ça peut casser le couple.

Je trouve aussi que les familles, dans l’ensemble, sont solidaires entre elles :
pour laver le linge d’un codétenu
pour s’échanger des informations concernant leurs droits, la recherche d’un boulot ou d’une formation quand le détenu aura fini sa peine.

A l’approche du jugement, on sent monter l’angoisse chez certains. Avec tact et discrétion, on essaie d’être proches et, si on peut, on risque une parole de réconfort.

Je reçois beaucoup de ces femmes, plus que je ne donne. Et tous ces visages habitent ma prière."


Soeur Marie Thérèse R. (Tours)
"Vie Religieuse et Mission"
RCF Tours, le 22/9/09

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Parole du jour - 18 décembre 2017

« Je veux aimer Dieu sans intérêt et sans retour, l’aimer de l’amour dont il m’aime. Il m’aime quoique pécheur car pour moi c’est un doux Sauveur » (Chant P. Le Taillandier)
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