Les soeurs du Christ Rédempteur
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Je suis le Pain Vivant descendu du ciel

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Le dimanche 14 Juin, fête du Très Saint Sacrement, la liturgie nous propose l’aboutissement du discours de Jésus sur le Pain de vie, en une véritable synthèse. Les versets 51 à 58 du chapitre 6 de Jean ramassent en quelques phrases le cœur de l’enseignement de Jésus sur le sujet.

Nous sommes au lendemain du grand repas des pains multipliés. Rappelons-nous : Jésus avait rassemblé une grande foule sur une montagne de Galilée et l’avait longuement enseignée (“jusqu’à la tombée de la nuit”, disent les synoptiques), avant d’organiser le grand repas des pains multipliés. Puis Jésus se retire dans la montagne pour éviter que la foule, enthousiasmée par le signe, ne veuille le faire roi.

Le lendemain, la foule le rejoint à Capharnaüm, mais Jésus lui reproche de ne pas avoir compris le sens du miracle des pains : elle en est restée au plan du rassasiement physique. Or, un signe sans signification n’est pas un vrai signe. Suit alors le grand discours des versets 26 à 66 dont nous avons un extrait ce dimanche 14 Juin, extrait qui commence ainsi : « C’est moi le Pain de Vie ! »

Pain et raisin, fruits du travail de l'homme Il ne s’agit plus, ici, de participer uniquement à un festin. C’est Jésus lui-même qui devient l’objet de ce repas. C’est Lui, le Pain Vivant, le pain pour la vie. Le discours fait explicitement référence à l’Eucharistie.
Jésus demande de manger sa chair et de boire son sang. C’est sa chair immolée et son sang répandu qui sont la nourriture indispensable à qui désire la vie éternelle : un paradoxe qui a troublé les disciples et nous trouble encore. C’est en mourant que Jésus nous offre la vie ; c’est en communiant à son sacrifice que nous communions à sa résurrection.

Dans son discours, le mot “vie” se répète dans chaque phrase : ce que Jésus dit là est véritablement une parole pour la vie et une parole à vivre. L’Eucharistie n’est donc pas un don parmi d’autres. Elle est le donateur lui-même qui veut rentrer chez nous comme chez lui.

« Tel est le pain descendu du ciel : qui en mange ne meurt pas » (V.50). A 10 reprises, en 10 versets, c’est-à-dire à chaque phrase qu’il lance, Jésus parle de “manger”. Cette insistance ne peut que retenir notre attention. Mais qu’est-ce donc que la manducation ? Le texte nous dit et redit que c’est une question de vie ou de mort ! La manducation traduit tout d’abord l’idée de nourriture. Et la nourriture est cette réalité qui entretient en nous et entre nous, tout à la fois, la vie, l’amour et la joie.

-  Élévation du calice La vie, car sans nourriture pas d’existence possible !
- L’amour, car dans le partage du boire et du manger se manifestent l’entraide, la commensalité et la convivialité !
- Et la joie, car c’est toujours un bonheur que de s’asseoir en paix autour de la même table, pour le partage du même repas.

Et pour terminer, disons que la manducation eucharistique nous fait comprendre combien l’amour de Dieu en nous est durable et principe d’union, d’unification. Le Christ nous introduit alors dans la profondeur d’un vrai mystère : un mystère de plénitude et d’immortalité  : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement… Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui ».

Soeur Gabrielle H., SCR

Têtiere actus

A l’écoute de la Parole


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Parole du jour - 31 octobre 2020

« Oui, j’espère en votre Justice et je veux vivre et mourir en l’aimant » (Chant P. Le Taillandier)
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