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La Parabole du Maître de la Vigne

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Dimanche 20 Septembre, la liturgie nous propose la Parabole du Maître de la Vigne (Mt 20,1-16a), souvent improprement appelée : Parabole des ouvriers de la 11e heure.

« Allez, vous aussi, à ma vigne... »Ce qui frappe quand on relit ce texte, c’est qu’il se présente comme une explication - ce que ne laisse pas voir la traduction liturgique. En effet, si on ouvre une Bible, le 1er mot du texte est “Car”, qui - généralement - introduit une explication ; et il est assez curieux de constater que le dernier verset du chapitre 19 nous dit : « Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers seront premiers ». Verset qui, évidemment, fait écho au verset final de notre parabole : « Ainsi les derniers seront premiers et les premiers seront derniers ». De plus, si nous retournons un peu plus avant, dans le chapitre précédent, nous voyons que cette parabole est la 2e explication que Jésus donne à Pierre qui a posé la question : « Et nous qui avons tout quitté pour te suivre, quelle sera notre récompense ? »

La parabole est donc l’illustration de cette réalité, réalité qui nous surprend, car nous nous projetons souvent dans les ouvriers de la 1re heure que nous comprenons fort bien ; comme nous défendons âprement le fils aîné de la parabole du fils prodigue, car il nous ressemble trop. Jonas ne s’était-il pas plaint du fait que Dieu avait fait grâce, aussi rapidement, à la ville de Ninive (Jonas 4,1-3) ?

Mais, nous a avertis Isaïe - 1re lecture du jour : « Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins », dit Dieu. Donc, c’est bien essentiellement de Dieu que nous parle cette parabole. Ce Dieu sort cinq fois - oui, cinq fois - pour embaucher des ouvriers : au petit jour (v.1), vers neuf heures (v.3) ; vers midi, puis vers trois heures (v.5 : 2 fois) et le soir venu (v.8). Il s’agit donc d’un Maître qui a le souci de sa vigne. On peut penser que la scène se situe au moment des vendanges et donc, il y a urgence.

Au fait, quelle est cette vigne ? Si on se reporte à l’Ancien Testament, que Jésus ne peut ignorer ni contredire, il s’agit d’Israël : « La vigne du Seigneur, c’est la Maison d’Israël » (Is 5,7) ou encore : « Israël était une vigne luxuriante, qui donnait bien son fruit » (Osée 10,1). Cependant, Ap.14, 18 laisse entendre qu’il s’agit du peuple des chrétiens. Donc la vigne, c’est le peuple de Dieu à qui Il ne cesse d’envoyer des ouvriers, car Il est toujours à la recherche de l’homme.

Ils reçurent chacun un denier... Venons-en maintenant à la réponse du Maître à celui qui s’attendait à recevoir plus d’un denier. Disons, pour faire court, que ce dernier représente le don de la vie éternelle.

Nous devons comprendre que nous ne sommes pas des serviteurs indispensables pour Dieu. En un sens, Dieu n’a pas besoin de nous, nous ne lui apportons rien. C’est lui qui nous fait une grâce, celle de pouvoir entrer dans son royaume et même servir dans ce royaume. Il ne peut jamais être en dette envers nous, d’aucune façon, et donc nous sommes des serviteurs non méritants. Le Royaume des cieux renverse complètement la logique de l’idée de mérite. Leur salaire est une récompense de grâce qui s’oppose à l’idée généralement répandue que l’on gagne le ciel par nos mérites.
La récompense de ceux qui ont suivi le Christ est une récompense de grâce. Et la grande récompense qui ne peut qu’être la même pour tous est celle de la vie éternelle qui est pure grâce.

Oui, les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées et ses chemins ne sont pas les nôtres.

Sr Gabrielle H., SCR

Têtiere actus

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Parole du jour - 31 octobre 2020

« Oui, j’espère en votre Justice et je veux vivre et mourir en l’aimant » (Chant P. Le Taillandier)
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