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Sr Marie Anne : une vie humble et cachée qui a marqué

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Sr Marie Anne Gallon est née le 11 Avril 1921 à Balazé. Toute jeune, elle suscitait déjà l’admiration d’une de ses compagnes qui, la voyant longuement prier après la messe, l’imaginait alors se diriger vers un monastère !

Mais non, c’est à la Communauté de Rillé qu’elle demande d’accueillir son désir de se donner toute à Dieu. Elle y fera profession le 25 Août 1951.
Après 7 années, respectivement au petit séminaire de Châteaugiron et à Sainte Geneviève de Rennes, ce sera à Ker Anna, rue St Louis à Rennes (qui, en 1965 - date à laquelle elle y est arrivée - était la maison des missionnaires diocésains) que se déroulera son activité. Elle y restera 31 ans.

En famille, l'année du jubilé de diamant (en bas à droite) Là, elle s’adonnait au ménage, au repassage, à la couture, aux activités de sacristine. Elle accueillait aussi les personnes qui venaient pour rencontrer un de ses prêtres. Imaginez un peu les passages de ces missionnaires qui rentraient de mission avec leur linge à remettre en état ! Elle accomplissait cela avec beaucoup de dévouement et d’amabilité. De ce fait, elle a connu un très grand nombre de prêtres qu’elle appréciait beaucoup et qui le lui rendaient bien.
Au jugement de tous, Sr Marie Anne était une sœur très discrète, très effacée, toujours prête à rendre service. C’était une agréable compagne qui savait donner de son temps.

Rentrée à Rillé en 1996, elle restera fidèle à elle-même, s’adonnant à diverses activités, sans négliger de se tenir au courant des événements du jour par la lecture assidue du journal, l’écoute de RCF, la télé ; ces événements, elle les portait dans sa prière. Tant qu’elle a pu, elle a tenu à s’occuper elle-même de l’état de sa chambre.
Son amour de la nature la faisait aussi admirer les fleurs du jardin et, au cours de sa promenade quotidienne, elle en cueillait quelques-unes pour décorer sa chambre toujours impeccable et, en particulier, une statue de la Vierge Marie.

Marie-Anne (en bas, 2e à G), avec les soeurs de sa promo

C’était une femme de prière, de silence et de discrétion, qui, cependant, savait ce qu’elle voulait ; et elle était assez rigoureuse dans l’organisation de sa vie personnelle.
Au regard de tout cela, comment ne pas penser à ce que dit le poète Paul Verlaine :
La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.

Elle est allée à la rencontre de son Seigneur au moment de la fête de l’Assomption. Notons que son prénom de religieuse était : « Marie-Anne de l’Assomption ». Pour ses obsèques, Père André Davenel, l’aumônier de notre Maison-Mère, nous avait proposé de choisir des lectures de la fête du Sacré-Cœur car, lui disait-elle, elle avait une grande dévotion au Sacré-Cœur, héritée de son père. Elle puisait dans le « Cœur de Jésus » la nourriture de sa vie spirituelle et la source de son espérance. Elle pouvait dire avec saint Paul : « Il m’a aimé(e) et s’est livré(e) pour moi ». Cette foi lui permettait d’être au service des autres avec discrétion, humilité, efficacité.

Aussi, nous ne pouvons que rendre grâces pour cette longue vie, si bien remplie et souhaiter que Sr Marie-Anne soit comme Marie dans son Assomption « couronnée d’étoiles » dans la gloire du Royaume des vivants.

Recueilli par Sr Gabrielle H., SCR

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