Les soeurs du Christ Rédempteur
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Une icône pour « La Maison Béthanie »

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L’EHPAD qui vient enfin d’ouvrir ses portes à la maison-mère de Rillé-Fougères porte le nom de “Maison Béthanie”. En prévision de cette ouverture, soeur Marie-Angèle Fauvel avait demandé à soeur M. Thérèse Géraud de réaliser une icône représentant la scène de l’Évangile qui relate l’accueil de Jésus par Marthe et Marie, au village de Béthanie (Luc 10, 38-42).
Après quelques recherches, soeur M. Thérèse G. s’est tournée vers une icône réalisée par Micha Greschny, grand peintre contemporain d’icônes. Pour les personnages, elle a utilisé le dessin de Micha Greschny, avec son accord à cause de la propriété artistique.

Icône « Jésus à Béthanie »

Soeur M. Thérèse nous partage la lecture de l’icône qu’elle vient de réaliser :

Cette scène d’Évangile nous conduit chez des amis de JÉSUS : Lazare, Marthe, Marie.

Le dessin de cette icône nous met en présence de JÉSUS. Il est à BÉTHANIE, non loin de Jérusalem et de Bethléem, sa ville natale.
Le Christ est “homme”, il gère sa fatigue et se détend chez ses amis de Béthanie. Là encore, tout son vécu lui est occasion de révéler l’ÉVANGILE. Nous voilà dans un moment d’accueil par MARTHE et MARIE.

Le personnage central est bien le CHRIST. Dans une attitude très digne, il est proche de ses hôtes et il nous regarde.

Marthe se fait du souci pour que l’accueil soit parfait. Son amertume s’exprime sur son visage et en paroles :
 « Seigneur, ne vois-tu pas que ma sœur me laisse seule avec le service ? Dis-lui donc de m’aider ! » (Luc 10,40).
Jésus s’adresse alors à Marthe :
 « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour tant de choses ! Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée » (Luc 10,42).

Marie ne se rend pas compte de la charge de travail assumée par sa sœur. Elle est plongée dans l’écoute et la contemplation du Christ. La position de sa main gauche révèle qu’elle est totalement réceptive, dans la sérénité, au message de Jésus.

Une table va regrouper les convives en ce moment d’accueil. Sur cette table, Marthe va déposer le repas où déjà figurent l’eau, la coupe pour le vin et le pain. Ces objets sont là, comme pour une évocation de la Sainte Scène, ils sont sans proportions picturales avec l’ensemble du tableau.

Revenons au Christ. Son manteau bleu a la couleur de la divinité et sa robe - le rouge - celle de la royauté, celle du sang et de l’amour. Sur l’épaule droite, Il porte l’éphod, sorte d’étole qui marque “qu’Il est le Fils bien-aimé”, serviteur du Père (Mt 3,17).
Seul, il porte un nimbe, l’auréole “crucifère”, évoquant le salut du monde par la Croix. Son identité est bien nette ; dans les branches de la Croix est écrit :
« Celui qui est, qui était et qui vient » (Apocalypse 4,8), et à l’extérieur de l’auréole « JESUS CHRIST ». Dans sa main gauche, le Christ porte « le rouleau du livre » (Apocalypse 5,1).

La même couleur “rouge” - avec des nuances - se retrouve dans les vêtements de Marthe et de Marie. Le vert de la robe de Marie signifie la vie, la renaissance.

Dans une grande sobriété, cette icône fait référence à beaucoup de passages de l’Écriture que l’on peut retrouver dans la méditation, la contemplation.

Soeur Marie-Thérèse Géraud, SCR

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Parole du jour - 28 novembre 2022

Je suis descendu sur la terre pour embraser tous les cœurs. Je n’y trouve que des froideurs pour moi et pour mes frères (Chant P. Le Taillandier)
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