80 ans, c’est fantastique !

En communauté, des occasions de fête nous sont données, pouvant permettre de resserrer nos liens… Nous venons de fêter les 80 ans d’une sœur…

Dans le journal, nous voyons souvent des couples fêter non seulement leurs 50 ans de mariage, mais quelquefois leurs 60 et même 70 ans. Que d’amour il a fallu pour en arriver là ! Car, n’hésitons pas à le dire, la vie à 2, à 3, à 4 n’est pas toujours un long fleuve tranquille… Les êtres sont différents et des mises au point sont nécessaires pour continuer dans la confiance. Souvent d’ailleurs, des couples laissent de temps en temps leurs enfants à une baby-sitter pour passer une soirée en tête à tête et faire le point, pour se redire le « je t’aime » du premier jour…

Celle qui nous réunit en ce jour anniversaire !

En communauté, des occasions de fête nous sont données pouvant permettre aussi de resserrer les liens qui nous unissent et même de dépasser des différends qui nous opposent parfois. Moments forts pour nous redire que, malgré tout, nous sommes des sœurs qui essayons de nous aimer.

C’est ainsi que nous avons voulu fêter les 80 ans d’une sœur de notre communauté. Plusieurs semaines à l’avance, l’une de nous avait mijoté comment les marquer : « Et si on essayait de prendre sa place dans quelques-unes de ses principales activités : la cuisine, le jardinage, les courses ? ». C’est ainsi que le repas de fête fut joyeusement entrecoupé de petites saynètes les évoquant :

  • « Quand on fait des crêpes chez nous ! »

    Une sœur avait mis le tablier et la toque de cuisinière. Et la voilà qui rentre dans la salle à manger, poêle et louche en mains en entonnant : « Quand on fait des crêpes chez nous » et « J’aime la galette ! » Cuisinière improvisée mimant ses gestes, simulant la cuisson de la galette et distribuant ses crêpes aux invitées…

  • « Gentil coquelicot, mesdames, gentil coquelicot nouveau ! »

    Voici maintenant qu’entre une autre intruse : la jardinière avec son chapeau de paille, son tablier garni de pelle et râteau, son panier rempli de romarin, de coquelicots, de fruits et légumes. Et nous voilà entraînées au rythme de « J’ai descendu dans mon jardin pour y cueillir du romarin, Gentil coquelicot, mesdames ! ». Les gestes de la jardinière nous rendant complètement hilares avec la chansonnette « Le mariage des légumes ».

  • « J'peux pas aller en ville !… »

    La 3e arriva avec le caddy de courses, traversa la pièce de long en large avec son texte adapté pour la circonstance : « J’peux pas aller en ville, Il faut réduire les pentes à 4% Baisser les trottoirs, c’est important Et boucher les trous, Tous ces bouffes-roues Il faut faire vite, nous on attend ! »…

Voilà : pour bien vivre ensemble, point n’est besoin d’argent ni de luxe, mais d’amour réciproque, de respect, de confiance, de petites attentions et de pardon !

Sœur M. Françoise C., SCR

Miam ! Miam !
La table de fête…
Revenir en haut