Comment avez-vous vécu ce temps du Chapitre 2022 ? Interview…

A la fin du chapitre, des participantes ont accepté volontiers de livrer ce qui les habitait. Quelques autres sœurs de la Maison-Mère non capitulantes également. Interview de Sœur Annick B.

En concluant les travaux du chapitre, des participantes ont accepté bien volontiers de livrer ce qui les habitait… Quelques autres sœurs de la Maison-Mère non capitulantes également. Interview de Sœur Annick B. :

Vue d'une petite partie du grand groupe en assemblée, salle Ste Anne

Annick : Un chapitre de Congrégation est toujours important. Comment l’avez-vous vécu ? Qu’en pensez-vous ?

  • G. « Je me suis sentie au cœur de la Congrégation, heureuse de participer aux rencontres de réflexions et d’orientations qui ont suscité un élan nouveau pour les années à venir. Nous avons vécu un encouragement mutuel pour dire notre mission aujourd’hui là où nous vivons ».
  • A. « Après le chapitre de 2016, j’ai dit que je ne reviendrais pas au prochain chapitre ! C’était pour moi un travail trop intense… Et j’ai vu que c’était bien au contraire un temps de grâce… Nous avons fait la relecture des 6 années passées et décidé de ce que nous souhaitons et voulons mettre en œuvre pour les années à venir. J’ai beaucoup appris. Des découvertes m’ont fait sursauter un moment, mais d’autres m’ont remplie de confiance et d’espérance, constatant que notre Congrégation fait ainsi son chemin depuis presque 200 ans… » 
  • M. « Avoir vécu le chapitre 2022 a réveillé en moi ce souci d’unité de la Congrégation, cette recherche d’un vivre-ensemble appuyé sur les fondements de la justice, la vie, la fraternité… En parcourant les différents aspects de nos missions en Congrégation, nous avons grandi en meilleure connaissance mutuelle entre nous, sœurs du Burkina, des Pays-Bas et de France ».
  • B. « Nous avons eu la chance d’avoir un animateur compétent, pédagogue, qui met à l’aise, stimule et encourage pour une avancée fructueuse du travail et de la réflexion. J’ai trouvé ces jours très riches ».
  • A. « Des mots habitent mon esprit : fraternité, simplicité, relations, souci de vérité dans les mots, fraîcheur du langage, ouverture au monde, les unes aux autres et là où nous sommes envoyées, disponibilité, empathie, travail sérieux, accueil et respect des diverses interventions et propositions. Cela m’encourage à les vivre et à les faire vivre… »
  • L. « Nous aimons nous retrouver en Congrégation. Pour nous, elle est une famille. Pendant un chapitre nous sommes soucieuses de la vie de toutes les sœurs, que toutes et chacune, jeunes et moins jeunes, puissent vivre pleinement leur engagement à la suite de Jésus… »

Annick : Vous vivez à la Maison Mère de Rillé… Sans avoir été capitulantes, pouvez-vous dire ce qui habitait votre cœur pendant la durée du Chapitre ?}}}

  • D. « Nous avons besoin de souffle, de réveil, d’interrogations nouvelles… Ma prière à l’Esprit Saint était plus pressante, plus assidue. Je priais aussi nos Fondateurs. Ils sont toujours avec nous et présents au souffle qui nous habite aujourd’hui… »
  • MJ. « Avant le chapitre, j’ai lu ces lignes qui m’ont aidée à prier intensément l’Esprit- Saint (cf “A vin nouveau, outres neuves”, n°50 doc Afrique) : « Le Chapitre Général est le lieu de l’obéissance personnelle et concertée à l’Esprit-Saint ; on invoque cette écoute docile en pliant son intelligence, son cœur et ses genoux dans la prière. Dans cette conversion, chaque capitulante au moment de la décision agit en conscience et juge, à la lumière reçue par l’Esprit, le bien de l’Institut dans l’Église ».
  • R. « Pendant le Chapitre, notre mission et notre travail, à nous sœurs aînées, c’était bien la prière…. »
Le grand groupe des 25 capitulantes au jardin de Rillé

Recueilli par sœur Annick B., Communauté la Vieille Tour- Rillé

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