D’abord, voici ce qu’elles disent sur la Justice de Dieu.
La Justice de Dieu est différente de celle des hommes : Dieu donne sa grâce selon le besoin de chacun, alors que l’homme, dans la justice humaine, cherche l’égalité.
Les Sœurs du Christ Rédempteur doivent montrer à tous les hommes que la Justice de Dieu ne punit pas, mais qu’elle élève, sauve. Nous devons rehausser les personnes abandonnées, redonner la dignité à chaque homme et stopper la violence (Lidie).
La Justice de Dieu ne condamne pas. Elle est libératrice. Dieu est juste parce qu’il nous aime malgré nos péchés. Donc, notre vocation à nous, c’est d’agir dans le même sens que Dieu, pour que chacun puisse se réaliser pleinement comme être humain et « ait la vie en abondance » (Pauline).
La Justice dont on parle ici, c’est la justice qui sauve, celle de l’amour. Ainsi, sommes-nous appelées à continuer cet amour que Jésus a eu pour nous en mourant sur la croix. Lui, est mort une fois pour toutes ; nous, nous nous offrons à Dieu, à sa manière, par amour, pour que l’amour se répande de long en large ! (Judith).
Nous sommes appelées à faire rayonner la Justice de Dieu qui consiste à faire comprendre aux désespérés, aux marginalisés, aux pécheurs qu’ils sont aussi les bien-aimés de Dieu ; montrer que l’amour est plus fort que tout. Que Dieu est miséricorde (Raïssa).
Notre vocation est de montrer à tout homme que la Justice de Dieu n’est pas punitive. Elle est plutôt une justice qui élève, qui sauve.
Adorer Dieu dans sa Justice, c’est rehausser les personnes abandonnées, marginalisées, redonner la dignité aux personnes qui ont perdu toute espérance.
Une sœur du Christ Rédempteur a le devoir d’amener toutes ces personnes à espérer en Dieu et de leur prouver qu’elles ont de la dignité. Elle doit être sensible à l’injustice. Elle doit être porteuse d’espérance là où le mal et la violence font des ravages et essayer de mener les hommes à Dieu ; de leur prouver que, malgré notre désobéissance, Dieu nous aime plus que la mère la plus noble et la plus délicate aime son fils, quoi qu’il fasse ; d’être porteuse de vie pour tous les hommes (Pélagie).
