Jeudi-Saint. Poème inspiré au cours d’une méditation en pensant à tous les problèmes au sein de l’Eglise :
Dans le silence de mes yeux, j’aperçois des larmes qui comme des flots en furie coulent. Dans le silence de mes pieds, je sens un poids lourd qui empêche d’avancer. Dans le silence de mes mains fatiguées par le travail s’installe la tiédeur. Dans le silence de mon cœur, je sens mon âme qui brûle car elle est abandonnée.
Qui rétablira mon Visage ? Mon peuple comme les feuilles sèches dans le vent est dispersé. Mon troupeau errant tout seul ne sait pas où aller. Je me sens seul, abandonné dans mon travail la solitude est ma compagne et la tristesse mon gardien.
Qui rétablira mon Visage ? Ceux que j’ai choisis et que j’aime me deviennent étrangers Et ma mort paraît comme une désespérance. Car la détresse pèse sur mon cœur Plus qu’une croix et une pierre du tombeau.
Qui rétablira mon Visage ? Qu’avez-vous fait de mon message ? Que faites-vous de mon image ? Mes paroles comme la paille dans le vent se sont volatilisées Mon nom comme la rosée s’évapore tout doucement de l’humanité.
Qui rétablira mon Visage ? Qui me fera vivre à nouveau ?
Une novice SCR
