Joie indicible pour ce papa et son fils s’entrelaçant de leurs bras. Joie traduite par ces visages resplendissants. Être père, quel long apprentissage pour apprendre ce « métier », et quelle responsabilité ! Sans cesse on met au monde son enfant par une présence effective et non furtive. Présence dans différents domaines : santé, éducation, naissance à une vraie liberté, développement intellectuel et spirituel. Éduquer implique l’amour, la foi en son enfant, l’écoute, le respect, l’exemple, le dialogue, la remise en cause de soi, le pardon…
La paternité marque aussi notre appartenance à cette histoire de l’humanité faite de générations continuant la chaîne de l’histoire humaine. Nous sommes des héritiers.
Comment ne pas établir une concordance « relative » avec notre appartenance au mystère de Dieu, mystère d’amour. Dieu « aime tellement le monde qu’Il donne son propre fils ». Dieu nous enserre de ses deux bras amoureux. Il est source de tout amour depuis la création et cette source respecte notre liberté. Le mot « Abba » implique une relation affective profonde avec cette connotation d’engendrer, de mettre au monde. Ce fait d’être engendré à une histoire personnelle nous agrège à une histoire historique et collective, à une appartenance à un peuple : le peuple de Dieu…
Cet amour de Dieu trouve son apogée en Jésus… Comment moi, je peux reconnaître cet amour ou le refuser ? En reconnaissant cet amour, je peux dire à Dieu « Papa » et son amour est toujours présent malgré mes errances. Belle convergence de configurer notre amour sur celui de Jésus et avec Lui nous pourrons dire « Notre Père ». Nous prendrons progressivement la forme du Christ.