Au soir de la vie…

Que reste-t-il à l’homme au soir de sa vie ?

Son temps d’œuf a évolué en temps d’embryon qui a évolué à son tour en fœtus qui a évolué à son tour en nourrisson, de nourrisson en enfant, d’enfant en adolescent, et de là en jeune adulte qui correspond aux temps des amours ratés ou réussis, des temps de choix et de non-choix, des temps pendant lesquels tous les champs de la vie sont en fleurs et diffusent leur parfum au passage du train de la vie. Beaucoup essayeront de les cueillir, voire de s’engager à les protéger, de veiller à ce qu’elles ne se fanent pas, à en prendre tout simplement soin.

Temps de succès et d’échecs, temps de gloire ou de déshonneur, temps de solitude, temps de sortie en boîte ou maquis, temps de…

Puis tout s’écroule en un instant, sans qu’on s’en rende compte, comme l’eau qui coule dans le Nakambe ; rien ne freine sa course : malgré les nombreux obstacles, elle arrivera en temps voulu au bercail (mer).

Ainsi nos années s’évanouissent comme la fumée… Vient le temps de rendre compte du parcours déjà fait et l’on se pose cette ultime question : ai-je vécu utile ? Ai-je laissé des traces sur ces endroits où j’ai vécu ?

Le sentiment qui habite tout être humain au soir de sa vie est de deux natures : le regret ou l’action de grâce, la révolte ou la gratitude…

Sœur Agnès YONLI, SCR, Piéla

Revenir en haut