Sr Louise, notre centenaire…
- Sr Louise, une fête se prépare. Qu’est-ce qu’on va célébrer ?
Ah oui, les sœurs me fatiguent beaucoup avec ça. 100 ans, la belle affaire ! - C’est un événement d’avoir 100 ans !!!
Ah oui, ça passe vite ! - Voulez-vous nous raconter tout ce chemin parcouru ? Vous êtes née le 9 Mai 1926 à Taillis…
A La Barbelais, dans une ferme de 30 Hectares. On s’occupait des vaches, il y avait beaucoup de travail, on faisait ce qu’il fallait. On était heureux. - Vous êtes l’aînée de la famille ?
Oui et puis il y a eu des frères et des sœurs…
- Très tôt, en 1944, vous êtes entrée dans la Congrégation et vous avez fait vos premiers vœux en 1946. Votre premier poste a été le soin des personnes âgées à l’hospice de Pontmain. Vous étiez attirée par cette mission ?
J’ai toujours obéi, alors j’allais où on m’envoyait. J’ai été heureuse. - Mais vous aviez quelques aptitudes puisqu’on vous a envoyé étudier à Rennes à l’école d’infirmières de l’Hôtel-Dieu. En 1950, vous êtes diplômée d’État et vous êtes nommée à la clinique Saint-Joseph de Fougères. Vous y resterez jusqu’en 1973. Quels souvenirs en avez-vous gardé ?
J’ai été heureuse. On travaillait beaucoup. On s’entendait bien. Les chirurgiens estimaient notre travail. On a gardé de bonnes relations. - Je comprends que tant de dévouement a pu remplir une vie de bonheur. Avez-vous eu des regrets en quittant la clinique ?
J’ai obéi, mais j’ai regretté de quitter avant le Docteur Strée qui prenait sa retraite un an après.
- Oui, vous avez obéi ! Les années 73-79 vous trouvent à Liffré, puis de 79 à 90 à Pontmain, pour arriver enfin à la maison-mère où vous attendait le soin d’organiser le service infirmier à la communauté La Vieille Tour. Après votre retraite à Chaudebœuf de 1998 à 2022, vous êtes rentrée à l’EHPAD Béthanie de Rillé. Que diriez-vous de cette retraite bien méritée ?
Je passe plus de temps à travailler qu’à prier ! Je pousse les fauteuils, mais un peu en cachette… Je suis toujours en service quand je vois qu’on a besoin de moi. C’est ma vie d’être au service ! Je suis heureuse ainsi.
Sr Louise en son milieu habituel
Merci, Sr Louise, et bravo pour cette vie si riche, surprenante mais unifiée dans l’obéissance, dans le service et aussi dans la prière, car vous nous avez dit : « Je vous mets dans ma prière » !
