Départ en retraite de Nathalie

« A 18 ans, j’avais pris une grande décision : surtout ne pas devenir instit… comme papa, maman ». Interview de sr Gabrielle…

  • Nathalie, vous venez de prendre votre retraite d’enseignante, pouvez-vous nous dire ce qui a été déterminant dans ce choix ?

A 18 ans, j’avais pris une grande décision : surtout ne pas devenir instit… comme papa, maman. Mais c’était sans compter sur le fait de ne pas aimer aller à la fac. Bref en 1989, je décide de changer mon fusil d’épaule. Alors, un peu la tête basse, je vais voir mes parents et leur dis : « Je vais faire une année de suppléance pour voir si ça me plait ».

Activité sportive

Suppléante à Cesson en maternelle, j’adore. Alors je passe le concours ; 2 ans après me voilà diplômée.
En 1997, à L’Hermitage, je découvre les difficultés et les joies d’être directrice : riche expérience, bien encadrée par une collègue.
En 2008, une opportunité se présente à Liffré. Y habitant, je fais le pas.

  • Les bons moments vécus, dont vous emportez le souvenir ?

Je me fais 2 promesses : ne pas m’enraciner dans un niveau et m’investir dans l’école : pari réussi ! J’ai eu la chance de travailler dans une grande école, avec des collègues ayant à cœur de travailler en équipe. De nombreux projets ont égayé ces 17 années. Un des projets qui ont embelli mon passage à Liffré a été l’accueil d’une volontaire autour du thème « sport et ouverture culturelle » : Sockchantha, Cambodgienne, a passé un an à l’école et logeait chez nous. Année formidable, autant à l’école qu’à la maison.
Je quitte l’enseignement comblée, sereine, contente du travail accompli.

  • Des moments difficiles, sans doute ?
Photo de famille

C’est vrai, c’est un métier aussi passionnant qu’envahissant. Ce n’est pas toujours facile de jongler entre l’engagement au travail et la famille. Certains élèves, difficiles à gérer, peuvent nous donner envie de tout laisser tomber. Il faut alors s’accrocher à nos convictions et être bien entourée.

  • Que diriez-vous à des jeunes qui hésitent à s’y engager ?

Je dirais que c’est certainement un magnifique métier, mais il faut avoir à cœur de s’investir pour les enfants. Un enfant heureux à l’école, c’est notre meilleure récompense. S’investir, c’est recevoir beaucoup des enfants, des familles. Mais le métier ce n’est pas 8h30-16h30 et beaucoup de vacances. Si c’est le leitmotiv du choix, on ne tiendra pas. La passion rend heureux. Alors n’hésitez pas, si vous voulez transmettre, partager avec des enfants, venez. Vous recevrez tellement plus que ce que vous donnerez.

Recueilli près de Nathalie par Gabrielle H., SCR, Liffré

Avec le Curé En classe découverte Nathalie et son époux avec la directrice
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