Dieu écrit droit avec des lignes courbes…

Voici le récit des méandres d’une vocation. Interview de Sr Bernadette.

  • Sœur Mireille, depuis 2023, Sœur Patience et toi vous avez réintégré notre congrégation. Pourrais-tu nous partager ton parcours ?
Sr Mireille

Je suis Congolaise. J’ai fait ma formation au Burkina Faso de 2005 à 2009. En 2009, j’ai prononcé mes premiers vœux. Puis j’ai été envoyée en mission à Piéla : vie communautaire, pastorale, et nombreux services paroissiaux.
En 2013, je suis retournée au Congo, à Kikwit. Après des études supérieures en gestion de 2013 à 2017, j’ai travaillé comme caissière à l’université catholique du Grand Bandundu et au séminaire diocésain de Kikwit.
En 2018, le 30 Juin, Patience et moi avons prononcé nos vœux perpétuels dans la chapelle de Rillé.
En 2019, suite à la fermeture de Kikwit, j’ai fait une expérience de transfert chez les sœurs du Bon Secours qui projetaient de fonder au Congo. Mais mon cœur était toujours chez les Sœurs du Christ Rédempteur.

  • Qu’est-ce qui vous avait motivées pour faire cette demande de transfert ?

La Supérieure générale mesurait les difficultés de notre situation. C’est elle-même qui nous a fait cette proposition, démarche prévue par le Droit Canon. C’est un temps d’expérience : nous restons attachées à la congrégation d’origine pendant trois ans ; puis un discernement se fait, au bout de quoi nous devons choisir de manière définitive. C’est pourquoi, en 2023, j’ai fait la demande de réintégrer la congrégation, demande acceptée par la Supérieure générale et son conseil.

  • Long et difficile parcours ! Et maintenant, quelle est ta vie en France ?
Au standard de Rillé

J’ai rejoint la communauté de la Rue Pacory à Fougères et je participe à la vie communautaire : prières, cuisine, courses et même jardinage.
On m’a aussi confié un travail de services communautaires à la maison-mère : légumes, permanence à l’accueil, avec des présences supplémentaires quand c’est nécessaire.

  • Comment te sens-tu dans notre congrégation avec ce retour ?

C’était mon désir, car, comme je l’ai dit, mon cœur était resté chez les Sœurs du Christ Rédempteur. J’ai opté pour ce choix et je ne le regrette pas. Aussi, je suis surprise et un peu peinée lorsque autour de moi, l’une ou l’autre, par des questions insistantes, manifeste son incompréhension. C’est certain : de la part de la congrégation la décision n’a pas été facile, mais elle a choisi d’accueillir celles qui se sont engagées par des vœux perpétuels et qui n’ont rien renié de leur appartenance, malgré les détours et les aléas de la vie. Nous lui en sommes reconnaissantes.

Participation aux tâches communautaires de la maison-mère

Sr Mireille M., SCR.
Interview réalisée par Sr Bernadette D., SCR

30 juin 2018 à Rillé : le chant d'offrande lors de la célébration des vœux 30 juin 2018 à Rillé : Mireille et Patience prononce leurs vœux devant l'évêque
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