Thème introduit par cette citation de Charles Journet : « Dans l’ordre humain, partout où il y a espérance, c’est qu’il y a une difficulté et qu’une force fait aller de l’avant pour l’obtenir ».
Affirmation parfaitement illustrée par le parcours de Takashi Nagai, médecin japonais dont la vie fut une suite d‘épreuves : la dernière fut la bombe de Nagasaki qui réduisit tout en cendres au milieu desquelles, il retrouva les os de sa femme. Dans son livre : « Ce qui ne peut mourir », il fait le récit de sa vie : à 43 ans, il sait que c’est sa fin et s’en approche avec cette seule question : dans tout ce que j’ai traversé, qu’est-ce qui ne peut absolument pas mourir ? Autrement dit, qu’est-ce qui est source d’espérance profonde ?
Ce qu’il a traversé ? Élevé dans la religion shintoïste, il s’imprègne sans résistance de l’athéisme ambiant, lors de ses études. Mais, arrivé au chevet de sa mère mourante, celle-ci le regarde intensément et meurt peu après. Takashi sera définitivement marqué par ce regard, qui renversa toutes ses convictions, lui donnant la certitude de l’immortalité de l’âme : 1re ouverture au spirituel qui va le conduire à s’intéresser aux chrétiens. Il se retrouvera quand même aux portes de la mort à cause d’une méningite contractée après une soirée bien arrosée et un retour sous une pluie glaçante qui lui vaudra de ne jamais recouvrer l’ouïe ; 2 de ses 4 enfants meurent en bas âge ; 2 fois, il ira au front lors de la guerre contre la Chine.
En juin 1945, radiologue, exposé continuellement aux radiations, Takashi découvre qu’une grave leucémie l’affecte et que son espérance de vie est de deux à trois ans. Le 6 Août, la bombe tombe sur Nagasaki. Converti au catholicisme, il s’accroche alors à ce qui ne peut mourir, qui transcende temps et espace, la parole de Jésus : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». Il avait tout perdu, mais il était rentré dans une vie de lumière.
Consacrés, que retenir de ce témoignage bouleversant, pour être pèlerins d’espérance ?
L’encyclique “Sauvés en espérance” dégage 4 lieux où celle-ci peut rayonner : la prière :1er lieu d’apprentissage de l’espérance ; l’agir ; la souffrance ; la justice et le jugement : Dieu sait créer la justice d’une manière que nous ne sommes pas capables de concevoir.
L’après-midi fut marqué par le franchissement de la porte de la Cathédrale et le parcours par groupes de six stations/méditations : le Baptistère - l’Autel - le St Sacrement - Marie - la Nef - la statue de St Samson.
L’Eucharistie, présidée par P. Olivier Gazeau, vicaire général, fut le point d’orgue de la journée. En route, pèlerins d’espérance !



