Allons à la découverte des symboles de cette icône de la Mère de Dieu :
Le rocher. Il est arraché à la montagne, non par la main de l’homme. Cela rejoint le texte biblique de Daniel (Dn 2, 31, 45). Le rocher a brisé un colosse aux pieds de fer et d’argile. Le rocher, né de la Vierge Marie - le Messie - brisera le pouvoir du mal.
La Mère de Dieu a sur la poitrine, outre la montagne, l’échelle et l’arc en ciel.
L’échelle est le symbole biblique de l’union du ciel et de la terre dans la vision de Jacob.
L’arc en ciel, apparu à Noé après le déluge, est aussi un symbole de l’alliance rétablie dans le Christ.
Le Buisson ardent. Un jour, Moïse arrivera au mont Horeb grâce à Dieu qui est avec lui (Ex 3, 12). Dieu prépare ses serviteurs, au milieu de son peuple, tout au long de l’histoire de l’humanité, jusqu’au « oui » de Marie.
Les 3 enfants dans la fournaise, fidèles au Dieu de l’alliance, Dieu vivant qui écoute et qui sauve, contrairement aux idoles (Dn 3, 13-92).
La toison de Gédéon. Elle s’imprègne de rosée alors que tout le terrain alentour reste sec (Jg 6, 36-40). C’est le symbole de la naissance miraculeuse du Verbe de Dieu, né de la Théotokos.
L’étoile. Dans les antiennes mariales, Marie est saluée comme « La lumière qui s’est levée sur le monde », « Splendeur radieuse » (Ave Regina coelorum,) « Etoile de la mer » (Alma Redemptoris Mater).
Dans le nouveau Testament, une étoile conduira les Rois près du Verbe incarné, pour la rédemption de l’humanité.
L’inscription sur la cartouche. Dans l’icône, tout converge vers le Christ. Il est écrit : « Je suis le Christ, le Fils du Dieu Vivant ».
L’or de cette icône souligne la réalité transfigurée par la présence divine.
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* Les acathistes à la Mère de Dieu sont des hymnes, composées vers le 7e siècle, en action de grâce pour avoir protégé Constantinople lors du siège de la ville en 626. L’acathiste se compose de 24 strophes, la moitié d’entre elles se terminent par l’exclamation : “Réjouis-toi, Epouse inépousée” ; l’autre moitié par : “Alleluia”.
