- Maria, vous allez fêter vos 100 ans, ce samedi 30 Mai, qu’est-ce qui vous habite ?
Tout d’abord, je remercie mes parents qui m’ont fait baptiser petite et m’ont donné la meilleure éducation possible à tous points de vue, particulièrement qui m’ont appris à prier, à vivre selon l’Évangile et donné le goût du travail. J’avais 2 frères et j’étais la petite dernière.
- Qu’est-ce qui vous a spécialement marquée ?
Dans ma jeunesse, j’ai fait partie de la JAC (Jeunesse Agricole Catholique) qui regroupait jeunes gens et jeunes filles. L’abbé Brassier nous éduquait au respect les uns des autres et nous préparait à savoir prendre des responsabilités et à la vie de famille.
Évidemment, mon mariage avec Jean avec qui j’ai eu 3 enfants. Il est parti depuis 21 ans et je lui ai demandé de venir me chercher quand l’heure de ma mort sera venue.
Avec le Père Guérin, on a commencé l’aumônerie près des malades de la paroisse. Nous allions visiter les personnes à la Maison de Retraite Saint Michel de Liffré et aussi les personnes âgées qui vivaient à la campagne, au moment de Noël et de Pâques : les gens nous attendaient !
Aujourd’hui, cette aumônerie continue à l’EHPAD grâce à de nombreux bénévoles.
- Qu’est-ce qui a été plus difficile ?
De vivre dans l’angoisse notre jeunesse pendant la guerre 1939-1945, car mes deux frères étaient mobilisés. Grâce à Dieu, ils sont revenus.
- Et maintenant ?
J’aime bien avoir la visite d’un prêtre, en particulier, de l’abbé Louis Perrier, pour vivre ce temps dans l’action de grâce. Lui et mon beau-frère, l’abbé Louis Gieu, étaient comme deux frères.
J’adore mes enfants qui sont toujours à mes petits soins et j’ai la chance de les avoir à proximité. Ce qui me permet sans doute de pouvoir rester chez moi. J’ai 9 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants.
Je ne peux plus aller à l’église, mais j’apprécie beaucoup de suivre la messe célébrée à Lourdes chaque matin, et le chapelet à 15 h 30. Des personnes viennent parfois prier le chapelet avec moi. Marie-France m’apporte la communion, tous les samedis.
Il faut être missionnaire, nous dit-on !
Si, sans le vouloir, j’ai blessé quelqu’un, j’en demande pardon et si j’ai pu faire un peu de bien, dans ma vie, Dieu en soit loué !
