Rencontre avec mon orthophoniste

La capacité de la relation est la base de tout soin à la personne fragilisée dans sa santé. Sr Madeleine nous partage son expérience…

« Dès le premier contact, j’ai senti que la relation allait être bonne avec Mme V., mon orthophoniste. Comme elle m’avait signalé que le cabinet n’était pas facile à trouver, j’avais pris la précaution de faire un repérage. Et j’ai bien fait, car l’architecture de ce quartier de Nanterre ressemble à un labyrinthe.

L’orthophoniste Mme V.
Sr Madeleine

Au cours de la première séance, Mme V. m’a interrogée sur mon état de santé, les prénoms, les objets, les mots utilisés au quotidien et quels étaient mes loisirs et activités principales. Quand j’ai parlé de prière, de messe, de vie communautaire, elle a compris que j’étais religieuse. Si bien que, au cours des séances, après un temps de détente vocale, j’apprends à gérer mon souffle, à respirer et expirer. Puis un exercice consiste à dire très fort des mots, puis des phrases telles que : « Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange. Dieu, viens à mon aide, Seigneur, à notre secours ». Ainsi, je m’unis à tous les priants de l’Église.

La semaine 3 me fait dire des phrases de plus en plus longues : Un chapeau. Un chapeau de feutre… J’ai vu un chapeau de feutre noir… en vitrine… et je l’ai acheté… pour le défilé… du 14 juillet.

Entre les séances, j’ai des exercices à faire à la maison. Mme V. étant très à l’écoute de ses patients, elle m’a préparé une série de textes sur l’écologie intégrale, extraits de l’encyclique du pape François : Laudato Si’.

Je suis reconnaissante à mon orthophoniste pour tout ce qu’elle m’a apporté dans le respect de mes convictions ».

Sr Madeleine R., SCR Nanterre

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