Mais c’est quoi ? Nous sommes à EPISOL (Epicerie solidaire et sociale) de Vitré. Ce service est né en 1960 et a pris progressivement son élan pour devenir une structure reconnue et inaugurée par Martin HIRSCH en septembre 2007. Née de l’initiative du CCAS, du CDAS et du Centre social de Vitré, EPISOL est partenaire de la Solidarité Vitréenne et de la Banque Alimentaire. Cette année, un nouveau partenariat a été mis en place avec le “Relai pour l’emploi” afin d’aider des bénéficiaires à reprendre le chemin du travail.
A EPISOL, 95 bénévoles œuvrent au bon fonctionnement de l’épicerie. Tout est bien structuré et chacun sait ce qu’il a à faire : ramassage des produits donnés par certains magasins, tri, étiquetage, remise d’un nouveau prix d’environ 1/10 du prix normal, mise en rayons. Les bénévoles (retraités en général) venus de Vitré et des environs sont : employé de banque, agriculteur, commerçant, routier, employé SNCF, professeur, infirmière etc…
Les bénéficiaires viennent faire leurs courses le jeudi ou le vendredi, munis d’une carte établie par un bénévole de la structure sur préconisation des services sociaux. Des bénévoles sont là pour les accueillir, les écouter et aider ceux qui ont besoin, encaisser. Ce maigre apport permet de faire face à différents frais et à l’achat de certaines denrées manquantes. Environ 300 familles par mois viennent se ravitailler. On peut donc compter plus de 1000 bénéficiaires venant de Vitré et des 36 communes de Vitré Communauté.
Ces produits proviennent de grandes surfaces et de magasins qui donnent régulièrement. Chaque année il y a aussi - apport très substantiel - la collecte organisée pendant 2 jours dans les grandes surfaces par la Banque alimentaire.
EPISOL est également un lieu d’échange, d’écoute, de rencontre. Café et boisson sont proposés à tous. Puis, à la fin de la journée, les bénévoles sont heureux de s’asseoir autour d’une table et d’une bonne boisson pour échanger dans une très joyeuse ambiance.
Cette fraternité a été juste ce qu’il me fallait pour m’aider à me réadapter à la France après 50 années passées au Burkina. Cette ambiance très fraternelle nous montre combien chacun est animé d’un même désir : aimer et aider ses frères plus démunis.
