Sortant de sa torpeur à la fin Février,
Laissant place au printemps, l’hiver va abdiquer.
Les jonquilles, les primevères nous l’avaient annoncé.
Maintenant les crocus ne font que confirmer.
Un rayon de soleil avait encouragé
L’envie d’une ballade, au parc Oberthur, juste à côté.
J’y ai bien reconnu l’aire que les jardiniers,
Pendant cet hivernage, avait débroussaillée.
Les bourgeons qui éclosent sur les branches dénudées
Font craquer les écorces et fendiller l’aubier,
Livrant des pousses fragiles, tendres et colorées
Aux mésanges huppées qui viennent les visiter.
Mon pas de promeneur a fait s’éparpiller
Ces six chardonnerets dans une même volée.
Rassemblés en famille sans doute pour picorer,
Ainsi se disputant trois miettes à peine tombées.
Demain, la place sera aux amours, aux nids, aux nichées
Demain, aux alentours, vous entendrez piailler
Les jeunes oisillons au duvet parsemé…
Demain à l’unisson, les oiseaux vont chanter.
