Depuis 1846, cette école scolarise les enfants sourds et malentendants, en adoptant un processus de soutien et d’accompagnement des enfants. Cette pédagogie leur permet d’avoir les mêmes chances de formation qu’un enfant entendant.
Dès le commencement de cette mission apostolique, sœur Marie-Angèle (Maria Drouillot), première directrice de l’école, et Jean-Baptiste Le Taillandier, père fondateur, se forment au langage des signes (méthode gestuelle initiée par l’abbé de l’Épée en 1760, puis reconnue comme langue en 2005).
Dans les années 1880, la langue des signes est remplacée par l’oralisme (méthode parlée). Cette méthode est enseignée jusqu’en 1980, mais, à vrai dire, le langage des signes et l’oralisme se complètent dans l’apprentissage.
Grâce à l’évolution des techniques médicales et d’apprentissages, en 1953 l’école crée des salles appareillées. Ces salles favorisent l’ouïe et la parole des élèves sourds et malentendants.
En 1958, un laboratoire phonétique est créé par les docteurs Bourguet et Mazéas (CHU de Rennes). Il permet d’étudier les sons et la perception auditive, ainsi que de surveiller l’évolution de la parole et des capacités auditives des enfants sourds.
Au fil des années, un nombre important de sœurs se succèdent dans l’enseignement et la direction, et elles reçoivent pour leur mérite et dévouement plusieurs distinctions honorifiques (palmes académiques, rosette d’officier d’instruction publique, croix de chevalier de l’ordre de la santé).
