Une à une,
goutte à goutte,
les feuilles jaunies tombent
comme des larmes.
Le vent
qui les a fait chanter
tout l’été
les fait maintenant danser,
tourbillonner à sa guise
dans des rondes folles,
spirales de moqueries
danses de joie,
danses de mort.
La vie
se moque de la mort
parce qu’elle se sent vivre
pour toujours.
Ainsi j’attends
la résurrection des morts
et la Vie du monde à venir.
M. Lorgeou
