Dès qu’Il est né, Il est venu me chercher…
Bien que mes proches m’appelassent ma “sœur”, c’est seulement le soir du 26 décembre 2008, au lendemain de Noël qu’a retenti à mes oreilles pour la première fois l’appel du Seigneur à me consacrer à Lui.
En effet, alors que nous raccompagnions un visiteur (que personne ne se rappelle qui c’était), celui-ci demanda à ma belle-sœur si j’aspirais à la vie religieuse ; celle-ci répondit par la négative. L’homme reprit avec insistance que je devais y songer. Celle-ci ayant pris la relève me le rappela mainte fois, mais à chaque fois je lui répétais que cette forme de vie n’était pas pour moi, en donnant comme raison mon niveau d’étude limité et aussi mon indifférence à cette vie.
Pour la satisfaire, j’ai décidé d’adhérer au groupe de vocation, mais sans un engagement particulier de ma part. Deux ans plus tard, en 2010, à la solennité de St Pierre St Paul, cet appel retentit de nouveau à mes oreilles et d’une manière irrésistible. En effet, lorsque le célébrant prêchait sur le martyre de ces deux colonnes de l’Église, je fus remplie d’un désir brûlant de souffrir le martyre pour mon Bien Aimé. Dès lors je me mis à la recherche d’une source pour étancher un tant soit peu ma soif.
Le 29 juillet 2011, alors que nous étions à l’Abbaye St Benoit de Koubri pour un camp vocationnel, un moine vint nous donner un enseignement sur la vie monastique. Pendant son entretien, le jeune moine sans le savoir versait comme un carburant sur le feu qui brûlait mon cœur lorsqu’il dit que le monachisme chrétien est né du fait que des hommes dévots se retiraient au désert pour mener une vie ascétique ; une manière de vivre le martyre pour Dieu.
A la fin de la conférence, je me rendis chez les moniales bénédictines du monastère de Koubri pour prendre contact et découvrir leur vie. Après une année de cheminement vocationnel de plus, j’ai eu le bonheur de commencer mon “aspiranat” en 2012, puis j’ai fait mon entrée au monastère le 8 septembre 2014. La communauté jugea bon que je fasse des études d’infirmière avant de débuter la formation à la vie monastique. Ainsi, je commençai le postulat le 7 octobre 2018, ensuite le noviciat le 24 novembre 2019 en la solennité du Christ Roi et je fis la profession temporaire le 8 décembre 2021 en la fête de l’Immaculée Conception. La grâce du Seigneur a saisi une pauvre pécheresse, qui - à tâtons - cherche à plaire à son divin époux dans l’écoute de Sa Parole et dans l’imitation du beau témoignage de ses devancières.
Béni sois Tu Seigneur, Toi qui creuses chaque jour en moi cette soif de T’aimer.
Béni sois Tu, Toi qui guides nos pas vers les sources d’eau vive !
