Lidie, postulante chez les sœurs du Christ Rédempteur, a fait son stage de 2e année à la communauté Myriam de Fada N’Gourma. Elle nous partage ce qu’elle a découvert de cette région :
Le peuple gourmantché occupe l’un des plus grands territoires du Burkina Faso, dans l’Est du pays. Cette région fait frontière avec le Bénin, le Niger et le Togo. La vie des habitants est bien organisée dans l’ensemble. Il y a le respect entre eux, entre les parents et leurs enfants. Les Goumantchés entrent facilement en relation avec les gens dans le respect, la taquinerie.
Les rites initiatiques des Gourmantchés étaient, autrefois, organisés autour de deux principales étapes : la circoncision pour les garçons et l’excision pour les filles. Aujourd’hui demeure la circoncision, qui est pratiquée la plupart du temps, en bas-âge. Une initiation, pour les garçons circoncis qui sont sur le point de passer à l’âge adulte, est organisée tous les deux ans à Fada-Centre. Le contenu de cette initiation porte essentiellement sur les traditions, les valeurs et les responsabilités au sein de la communauté.
Dans la ville de Fada N’Gourma, l’agriculture occupe la majeure partie de la population. Il y a, entres autres, l’agriculture maraichère pratiquée pendant la saison sèche. Elle permet à la population de satisfaire ses besoins immédiats et assure la sécurité alimentaire. Le commerce est aussi une activité assez développée avec un marché central qui aide la population à lutter contre le chômage. Il se développe grâce à l’agriculture, l’élevage, la proximité des frontières (Togo, Bénin, Niger) et la présence du grand marché de bétail.
L’élevage est la 3e activité de la population et constitue l’une des principales sources de revenus. Il y a également des sites miniers dans certaines provinces permettant l’exploitation minière et l’orpaillage, quelques unités industrielles comme SOCOMA (Société Cotonnière), l’artisanat utilitaire tels que la couture, la laiterie et le centre de production du miel (SELINTANBA), la mécanique, la maçonnerie.
Ce qui fait la force et les faiblesses de ce peuple :
Dans cette région on note comme force la gouvernance, l’existence d’une bonne organisation de l’administration de la mairie au niveau de la gestion des papiers, des structures sanitaires qui compte 23 formations publiques et 11 privés. Néanmoins il ressort qu’il y a une insuffisance sanitaire concernant le matériel nécessaire et les personnels soignants. Et il y a l’insécurité dans cette zone.
Lidie Kontogma
