Après notre stage de six mois dans les communautés, nous, les novices de deuxième année, sommes presque aussitôt reparties pour un autre stage, en milieu social cette fois. Pour un mois, du 15 avril au 15 mai. Ce furent de très riches expériences dont nous allons vous livrer l’essentiel, le profit le plus profond pour notre vocation religieuse.
Moi, Irène MONE, j’étais dans une petite ville nommée ZINIARE, dans un orphelinat : une vingtaine de très jeunes enfants, de la naissance jusqu’à l’âge de 5 ans. Ce stage m’a appris à aimer et à respecter la vie humaine qui est si précieuse. J’ai appris à avoir un autre regard sur le monde et les hommes.
Moi, Odile BOUDA, je suis allée participer à l’aumônerie du grand C.H.U. de Ouagadougou, animée par les Pères Camilliens. J’aidais à donner des médicaments aux nécessiteux et prêtais main forte au secrétariat, j’allais donner la communion dans les chambres à la demande des malades et je travaillais avec la sacristine pour préparer la messe journalière célébrée à 12 h 30. Ce stage a été source de réconfort pour moi en voyant la foi de certains malades.
Moi, Irène BADO, j’ai passé ce mois dans un centre d’accueil ouvert récemment par les petites sœurs missionnaires de la Charité de Don Orione en faveur d’enfants portant un très lourd handicap : psychopathes, autistes etc…Pour le moment une dizaine. Le stage social auprès des enfants vivant avec un handicap m’a vraiment touché le cœur. A première vue, je bénis le Seigneur de tout cœur pour la vie, pour mes quatre membres qui fonctionnent bien. La relation avec ces enfants a nourri ma foi dans le Christ et m’a aidée à aimer encore plus la vie de Jésus. Elle a été et demeure une source et une force d’amour.
Moi aussi, Véronique GAMBO, j’étais dans le même centre d’accueil que Irène. Avec l’expérience faite au « Petit Cottolengo », je crois que chaque personne, chaque être vivant, tout ce qui respire a besoin d’affection ; surtout lorsqu’on vit avec un handicap, on a plus que jamais besoin de cette affection. Ce stage m’a permis de voir une autre réalité de la vie, de prendre conscience de la fragilité de l’être humain et de la vie que j’ai reçue.
Moi, Béatrice ZOUNGRANA, j’ai accompli mon stage social à l’Arche, à Ouagadougou. Dans ce lieu, à travers les personnes déficientes mentales, j’ai appris beaucoup de valeurs telles que la vraie patience, la bonne humeur, l’amour de la personne handicapée. En réalité, ce stage m’a fait du bien parce qu’il m’a permis de toucher du doigt les réalités que vivent les pauvres, les marginalisés… Ce stage a été fructueux pour moi parce que vivre avec les personnes handicapées est un apprentissage pour être plus humain.
Moi, Catherine SOUBEIGA, j’ai fait le stage social à l’école « Effata », qui accueille des sourds et malentendants et aussi des élèves sans handicap. Elle est dirigée par des religieux italiens.
Mes découvertes sont énormes : le langage des sourds, comment on peut enseigner à des personnes qui ne parlent pas et n’entendent pas ; j’ai aussi admiré l’attitude du personnel enseignant et cela m’a beaucoup touchée : ils sont des pères et des mères pour les élèves : capacité d’attention, qualité d’écoute, de patience, de douceur. Tous les enfants sont épanouis.
