Comment Anaïs s’est intéressée au saint de Nagasaki

Le 15 Mars, comme je cherchais à me renseigner sur la possibilité de suivre en visio-conférence la présentation du Saint de Nagasaki le vendredi 20 mars à La Peinière, la conférencière m’a alors proposé de venir à Liffré.

Notre curé s’est montré favorable. Bien que la proposition n’ait été faite que quelques jours avant, nous nous sommes retrouvées 20 personnes le samedi 23 mars à Liffré. Au début de la conférence, j’ai demandé à Anaïs comment elle en était venue à s’intéresser à la vie de Takashi Paul Nagai. Voici sa réponse :

Anaïs

Je suis allée il y a quelques années donner un coup de main à une ONG présente dans le nord du Japon. On a ouvert une maison il y a presque une quinzaine d’années après le tsunami (qui a eu lieu en 2011). Je suis allée seulement quelques mois au Japon.
Au cours de ce temps que j’ai passé là-bas, nous sommes partis en pèlerinage sur les traces de Maximilien Kolb à Nagasaki. On a traversé le Japon, on s’est retrouvé au sud à Nagasaki. Je pensais découvrir plutôt Maximilien Kolb, mais j’ai découvert Takashi et Midori Nagai.
Deux amis au ciel que je me suis faits, pourrais-je dire, et que je suis contente de vous présenter aujourd’hui.

Quand je suis revenue ensuite en France et que j’ai partagé simplement à mes amis leur histoire, j’ai senti que leur témoignage avait du poids. Notamment auprès d’une amie ukrainienne qui était très douloureuse à cause du conflit dans son pays. On sentait qu’elle avait beaucoup de violence en elle, beaucoup de rancœur. En recevant l’histoire des Nagai, ça l’a apaisée. Je me suis dit qu’il fallait les faire connaître.

Midori Nagai

Ils ont d’abord été connus par une biographie publiée dans les années 80 par un prêtre australien qui était tombé sur des lettres de Takashi Nagai et s’était renseigné sur sa vie. Il avait écrit un livre, Requiem pour Nagasaki, qui est un petit peu connu. Quand je suis arrivée au Japon, je suis tombée aussi sur ce livre.

Je me suis rapidement passionnée pour sa personne, mais aussi pour son épouse, Midori, beaucoup plus discrète, parce que « derrière chaque grand homme, il y a toujours une grande femme ».

Voir la suite : "Vie de lumière de Takashi Nadai"

Recueilli par Gabrielle H., SCR Liffré, près d’Anaïs (Photos des éditions Chora)

Revenir en haut