Que vous inspire la représentation de Dimitris Vetsikas (1969) ci-dessous :
“L’Assomption de la Vierge Marie” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Ce que Dieu veut, je le veux pour lui plaire ; je ne veux rien pour lui déplaire : chercher son bon plaisir, en tout temps, en tous lieux, jusqu’à la mort, c’est l’objet de mes vœux. Chant : Père Le Taillandier

Le 15 août, comme chaque année, les catholiques fêteront l’Assomption, c’est-à-dire l’élévation au ciel de la Vierge Marie, au terme de sa vie terrestre.
Que vous inspire la représentation de Dimitris Vetsikas (1969) ci-dessous :
“L’Assomption de la Vierge Marie” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Marie a achevé un jour sa route sur terre, comme tout humain. Combien sa présence maternelle après le départ de son Fils a dû être précieuse pour les apôtres et les disciples ! On peut alors imaginer le vide que sa mort installe aujourd’hui chez certains d’entre eux, comme le suggère cette icône… Mais, comment ne pas penser que Marie, à l’image de son Fils, a dû les préparer à ce jour.
Ici, c’est Jésus Lui-même qui vient chercher sa Mère dont l’âme est symbolisée par un petit enfant qu’Il tient dans ses mains. Dans le même temps, Marie est élevée dans la gloire de Dieu, en présence et au-dessus des anges. Marie, glorifiée dans son âme et dans son corps.
La Dormition de la Vierge Marie (vénérée par les Orthodoxes) et son élévation (Assomption) près de Dieu qu’elle a toujours servi (« Je suis la servante du Seigneur ! »), c’est ce mystère que les Chrétiens du monde entier fêtent en ce 15 août.
Pour nous, Sœurs du Christ Rédempteur, c’est une date mémorable : c’est un 15 août que Anne Boivent a quitté notre terre, comme elle l’avait souhaité !
La Bible ne livre aucun détail sur l’Assomption. C’est un dogme de Pie XII en 1950.
Approcher l’Assomption par la matérialité des faits semble faire fausse route. On peut extrapoler sur le devenir de son corps, sur le « comment ça s’est fait » et bâtir des arguments théologiques sans fondement.
Assomption et Ascension ont des points communs : ciel, départ, montée, absence. Des mots et surtout des réalités à replacer dans l’esprit biblique.
Une lecture possible. Marie, une créature différente des autres créatures, voulue par Dieu depuis l’éternité, une créature mise à part pour former le corps de Jésus. Tout son être a fait corps avec celui qu’elle a porté, de la conception au matin de Pâques. Elle est le seul tabernacle vivant pouvant porter Jésus. Oui, Marie est habitée par la plénitude de l’Amour de Dieu et jamais touchée par la faiblesse du mal.
Marie préfigure notre devenir et le chemin ouvrant la porte du ciel pour une totale communion amoureuse.
Le sens à donner à l’Assomption : une prédilection de Dieu à l’égard de Marie. Elle ouvre alors un avenir pour chacun de nous : « A Jésus par Marie » (Grignon de Montfort).
Marie, tu es avec ton Fils près du Père.
Ta vie n’a été que don total pour ton Fils.
Tu étais prédestinée pour faire corps avec Jésus, comme pour nous montrer le chemin de l’amour.
Pour faire corps avec Jésus et faire assomption.
Cette icône de l’Assomption présente Marie, à trois moments, dans la Gloire du Ressuscité au centre du tableau.
Pourquoi ne pas voir une Mariophanie avec une Théophanie ?
Les anges de l’Annonciation, de la Naissance et de la Résurrection annoncent l’événement aux témoins surpris qui n’osent relever les yeux…
Le corps mortel de Marie, revivifié par l’Esprit de Dieu devient un corps spirituel.
Quant à Marie « en petit » contre Jésus, peut-être un écho du Ps. 131 : « Mon âme est en moi comme un petit enfant… »
Marie est la première Ressuscitée.
Contemplons en elle, le dessein que Dieu a aussi sur chacun de nous !
En Marie, Dieu soit béni !