Que vous inspire l’image ci-dessous : “Le cimetière de la maison-mère de Rillé” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Nous sommes appelées, en Jésus le Christ Rédempteur, à adorer et à aimer Dieu dans sa Justice. (Règle de vie)

Que vous inspire l’image ci-dessous : “Le cimetière de la maison-mère de Rillé” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Chaque tombe est ornée d’un rosier. Ce n’est pas un hasard. Ce choix dit quelque chose de profond : ici la vie continue de fleurir, même dans le silence.
Comme le dit Jésus : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11,25).
Le rosier, avec ses épines et ses fleurs, incarne cette promesse : la douleur n’a pas le dernier mot. La beauté renaît, même là où tout semble figé. Dans le silence des tombes, la Parole continue de murmurer l’espérance. Chaque fleur est un signe que la vie ne s’arrête pas, qu’elle traverse la mort et refleurit en Dieu.
Il est merveilleusement beau notre cimetière surtout à la pleine floraison des roses ! A chacun de mes passages à Rillé, je fais une visite au cimetière. C’est devenu un rite, un rendez-vous à ne pas manquer, comme un pèlerinage… J’aime y marcher dans le silence, lentement, prenant le temps de rencontrer secrètement chaque sœur que j’ai connue et aimée, laissant monter à ma mémoire tel événement, telle parole d’amitié qui s’est déposée en mon cœur ! Et ce sont des sentiments de grande paix et de joie profonde qui naissent en moi ! … et aussi la voix de Jésus :« En vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »Jean 12/24. Les roses magnifiquement épanouies témoignent de cette fécondité d’éternité.
J’aime beaucoup cette idée que, en fleurissant les tombes, les vivants font communier les deux mondes, visible et invisible, dans la joie et dans l’amour de Dieu. Que nous sommes appelés par Jésus à être ses fleurs qui adoucissent son cœur blessé par les attaques multiples et l’indifférence de ses enfants.
Ce beau cimetière me suggère deux réflexions - Un devoir de mémoire - je suis interpellé par ma mort ( texte envoyé la semaine prochaine) Un devoir de mémoire pour toutes ces femmes reposant dans ce cimetière. La parole de Dieu est tombée dans leur cœur. (Luc 8/14sq). Elles ont reçu la semence, elles étaient bonne terre.(Mt 12/23). Elles ont répondu à cet appel évangélique "Viens et suis-moi), faisant le choix de la vie religieuse. Nous sommes les heureux bénéficiaires de ce qu’elles ont pu semer à travers leurs différents engagements dans une fidélité à leur appel. Ce jardin de roses symbolise tous les fruits de leur travail ; elles sont la résultante de toutes ces graines d’amour qu’elles ont pu semer.« ) Le grain de blé mis en terre porte ses fruits »(Jn 12/24). Elles connaissent la pleine floraison dans le jardin de DIEU car pour elles « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Pour continuer la réflexion, je trouve belle cette phrase de François parlant de la vie religieuse :« La vie religieuse est un chemin d’amour dans les périphéries existentielles » (Pape François 13/10/2019) René Frénel
Ce beau jardin renvoie à ma propre mort. Ma vie terrestre est marquée par la finitude. Mon corps est comme un vase d’argile(Job 10/9) ; vase vieillissant, se craquelant…il se brisera un jour. Il ne pourra plus contenir ma vie ! Mais le vase d’argile devenu inutile ne détruit pas la fleur de ma vie( ce qui est mon être profond). La vie perdure au-delà de mon corps de chair d’une manière difficile à comprendre. Curieux mystère que celui de la vie, il porte en germe le mystère de la mort. Ne faut-il pas au grain de blé être broyé pour libérer l’enveloppe et donner la farine du bon pain faisant vivre. Ne faut-il pas au poussin briser coquille pour accéder à un début d’indépendance vers une liberté et une maturité en devenir. Ne faut-il pas au bébé forcer les chairs du ventre maternel pour s’ouvrir à sa propre naissance en vue de sa croissance. Trois expériences de passage de sa propre pâque pour une plus grande appropriation de la vie. La mort me fait penser à un jardinier transplantant la plante et la rempotant en pleine terre ; condition nécessaire à sa pleine croissance et à une belle floraison. La mort est cette transplantation définitive dans l’humus de l’amour de Dieu. Alors, ma fleur sera épanouie et en pleine floraison pour toujours. Vierge Marie, dans ton silence, chuchote des mots de paix. Chuchote ta présence de maman. Chuchote ton silence de communion. Ote le voile de ma cécité pour me laisser transformer par la tendresse amoureuse de Dieu. Tendresse et amour sont source de vie et apportent la beauté à la fleur de ma vie. R Frénel