Que vous inspire l’image ci-dessous : Le Fils prodigue ?
(Cf La “Parabole du Fils prodigue” en saint Luc 15, 11 à 32)
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Nous sommes appelées, en Jésus le Christ Rédempteur, à adorer et à aimer Dieu dans sa Justice. (Règle de vie)

Que vous inspire l’image ci-dessous : Le Fils prodigue ?
(Cf La “Parabole du Fils prodigue” en saint Luc 15, 11 à 32)
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Sr Hélène R., SCR
Dans cette histoire de la parabole de l’enfant prodigue, je me reconnais tour à tour.
Parfois, je suis le fils cadet
Celui qui s’égare, qui croit pouvoir tout gérer seul, puis découvre la honte, la peur de revenir, et le besoin d’être accueilli sans jugement.
Parfois, je suis le fils aîné
Celui qui veut que tout soit juste, qui se compare, qui se sent oublié. Celui qui doit apprendre à laisser tomber la jalousie pour voir la beauté d’un pardon.
Et parfois, j’aimerais ressembler au père
Le père ne calcule pas, ne pèse pas, ne juge pas.
Il ne demande pas d’explications, il ne rappelle pas les fautes, il ne ferme jamais la porte.
Il relève sans humilier.
Il pardonne sans condition.
Il ouvre un chemin là où tout semblait bloqué.
Et quand je regarde ce père, je comprends que ce n’est pas seulement une histoire. C’est une invitation. Une manière de vivre, d’aimer autrement.
Comme un enfant à terre, mendiant la main de sa mère ou celle de son père pour le remettre debout, Seigneur, dans mes chutes quotidiennes je mendie ta main.
M’aideras tu à me relever ?
Comme l’enfant prodige, j’ai réclamé ma part d’héritage, je suis allée dans le bas-monde de ma vie, j’en ai gaspillé avec les prostituées de mes réseaux sociaux, me voici dépouillée de tout et même de ma dignité.
La faim et la soif ont eu raison de moi Elles ont imprégné durement leurs marques dans mon corps, mon âme et mon esprit. Je suis comme une chétive des temps des déserts antiques.
Me reconnaîtras-tu de loin Seigneur ?
Vas-tu donner l’ordre de m’apporter la tunique pour couvrir ma dignité dénudée ? Me mettras-tu de nouveau l’anneau au doigt pour symboliser ton alliance éternelle avec moi ? Vas-tu fêter mon retour en tuant le veau gras ?
Cette parabole est déroutante sur bien des aspects et chacun de nous est interpelé à travers trois visages : un père, un fils aîné et le cadet. Histoire déroutante parce que, histoire d’amour de Dieu pour chacun de nous avec nos richesses et nos pauvretés. L’amour de Dieu est tellement incommensurable qu’il est déroutant ! Cette histoire traduit que nous sommes aimés d’un amour plus grand que nos fragilités dans nos comportements. Histoire déroutante, elle vient casser nos manières de voir et nos schémas pré-imprimés.Dieu ne fait pas entrer l’homme dans des cases toutes faites mais nous invite au puits de son amour, dont la profondeur nous échappe. L’amour de Dieu est sans calcul, sans mesure et déroutant. Cette histoire d’amour est une folie de la part de Dieu. Laissons-nous remettre en question en acceptant d’ouvrir notre cœur face à cet amour. Le Dieu qui nous aime est icône de ce père de la parabole : un père dont l’amour et la tendresse sont sans limite, un père respectueux de notre liberté, un père acceptant nos choix, un père qui dans nos égarements ne désespère jamais de l’homme, un père offrant sans cesse son pardon, un père voulant faire de nous des vivants. Alors, moi je suis qui ? - Un père qui ne calcule pas son amour en ce qui me concerne ??? - Un fils pécheur capable de retourner son cœur. - Un fils calculateur dans la logique cartésienne et non dans celle de l’amour. R.Frénel
Devant nous, un homme pitoyable, à genoux devant son père ; celui-ci, attendri, lui pose les mains sur la tête qu’il tient contre son cœur.
Sur le côté, un autre homme, debout, s’interroge. En arrière, des témoins attendent le repas, autour d’une table ouverte.
Ce « fils prodigue » ne figure-t-il pas Jésus ? Lui, de condition divine, s’est fait homme pour nous sauver. Il a voulu nous faire connaître Dieu, nous avons refusé. Il prend sur Lui nos misères, nos refus de croire, d’aimer et devient méprisable…
Pourtant Il nous donne le Pain de sa chair, le vin de son sang, la vie de sa mort. Il veut nous élever à la dignité de Fils du Père.
Aujourd’hui, le pardon, la bonté incommensurable du Père pour le Fils et tous les hommes continuent à nous inviter au banquet des Noces éternelles.
Heureux ceux qui sont invités à la table du Seigneur et y répondent !