Le Pape François y parle de l’importance de la lecture de romans et de poèmes dans le parcours de maturation personnelle.
Il écrit : « … Souvent dans l’ennui des vacances, dans la chaleur et la solitude de certains quartiers déserts, trouver un bon livre à lire devient une oasis qui nous éloigne d’autres choix qui ne nous feraient pas du bien. Il y a aussi les moments de fatigue, de colère, de déception, d’échec, et lorsque nous ne parvenons pas dans la prière à trouver la tranquillité de l’âme, un bon livre nous aide à traverser la tempête jusqu’à ce que nous retrouvions la sérénité ».
Il souligne le lien entre Foi et culture : « … pour un croyant qui veut sincèrement entrer en dialogue avec la culture de son temps ou simplement avec la vie des personnes concrètes, la littérature devient indispensable… La littérature s’inspire de la quotidienneté de la vie, de ses passions et de la réalité des événements tels que l’action, le travail, l’amour, la mort et toutes les pauvres choses qui remplissent la vie ».
« Écouter la voix de quelqu’un » : C’est une définition aimée du Pape François. En développant largement les bienfaits des lectures littéraires sans oublier la Bible, il en parle comme d’une sorte de gymnase du discernement, comme un télescope braqué sur les êtres et les choses…, comme un laboratoire photographique servant à développer les images de la vie. « La littérature nous aide à dire notre présence au monde » souligne-t-il encore.
Il termine en évoquant le pouvoir spirituel de la littérature qui est de « nommer les êtres et les choses », tâche première confiée par Dieu à l’homme (cf. Gn 2).
En vous invitant à lire cette lettre dans sa totalité, je conclus avec les derniers mots du pape citant le poète Paul Celan : « Celui qui apprend vraiment à voir s’approche de l’invisible ».
*Cf. Lettre du Pape François sur le rôle de la littérature dans la formation, 7 juillet 2024
