Le 13 mai 2022, tout bascule pour moi en quelques heures : urgences, examens, séjour à l’hôpital… Tout se mélange dans ma tête. J’ai peur de mourir : personne ne me dit rien à l’hôpital…
Seule une petite voix se fait entendre souvent :
- « Il faut VIVRE, sois forte, courage, tu n’es pas seule ! ».
- « Heureux l’homme dont Tu es la force, des chemins s’ouvrent dans leur cœur (Ps 83)
- « Je suis venu pour que les hommes aient la VIE et l’aient en abondance » (Jn 10,10)
En même temps, je me sens solidaire de tous ceux et celles qui souffrent dans leur cœur et dans leur corps et qui n’ont personne pour les écouter et les comprendre.
A l’hôpital pendant plusieurs semaines, puis en convalescence à la maison-mère de Rillé, il me faut continuer à marcher avec confiance, un pas l’un après l’autre, avec - au fil des heures - un « bâton » providentiel pour appui : le bras de l’autre qui se propose pour m’aider, la voix qui rassure, le personnel soignant qui me donne un conseil approprié, les sœurs aînées qui m’entourent avec délicatesse, Jean Pierre (mon médecin) qui devine mes peurs et reste toujours disponible : « Appelle-moi, n’hésite pas », mes amis oblats, tant de frères et sœurs amis de près ou de loin, ma famille…
Je prie ou du moins j’essaie de crier vers le Ciel :
- « Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’Il te plaira" (Charles de Foucauld)
- « Notre Dame de Pontmain, mère de l’Espérance et Reine de la Paix, que ton Fils se laisse encore toucher aujourd’hui ! »
Depuis quelques mois maintenant, je réside pour de bon à Rillé-Fougères pour consolider ma santé. Cela implique un réel détachement de ce qui me faisait vivre récemment, par exemple lorsque j’étais en communauté à Pontmain et au service du Sanctuaire. Une page nouvelle s’est ouverte devant moi… Mon maître-mot pour le quotidien est devenu : humilité et confiance. « Aime avec tendresse et marche humblement avec ton Dieu ».
Continuer la route avec Lui à mes côtés… c’est l’essentiel ! Avec des avancées et des reculs et… la joie au cœur.
