Jésus, le bon Samaritain

Image du Mois :

En ce mois de la “Journée mondiale du malade”, que vous inspire l’icône ci-dessous : « Jésus, le bon Samaritain » (Atelier iconographique du Monastère de Bose)

Vous pouvez l’exprimer dans le cadre blanc sous cette plume ou à la suite des messages déjà écrits, sous forme de réflexions, texte, poème, prière…

Vos témoignages

  • Hélène 18 février 2023 16:32

    Très belle icône, si expressive dans les formes, les attitudes, les couleurs ! Ce qui attire d’emblée le regard, ce sont les 2 personnages centraux :

    • le voyageur blessé, à demi-couché, les yeux clos, le corps écorché, presque dévêtu, mais dont la main droite n’a pas lâché le bâton de marche.
    • le Samaritain, qui n’a pas détourné les yeux mais qui, au contraire, se hâte de venir en aide. Son regard de compassion, la courbure de son corps penché, la position de ses pieds encore en marche, ses mains actives, son manteau mu par le vent… suggèrent d’une manière réussie l’empressement, l’urgence… Même l’arbuste qui s’incline pour offrir de l’ombre, la montagne qui s’écarte pour faire une place plus confortable… ont l’air de participer à leur manière à cette volonté de porter secours…

    “Misericordia motus est”, c’est le nom de l’icône. Oui, le Bon Samaritain c’est Jésus, la Miséricorde en personne. Les vêtements rouge et bleu, l’auréole crucifère sont ceux de l’Homme-Dieu. Son regard est plein de miséricorde, la housse de la gourde a été prestement ôtée et gît aux pieds de l’homme, assoiffé sans le savoir. L’eau, c’est la vie !…

    L’auberge toute proche, c’est l’Église où le Bon Samaritain Jésus va transporter maintenant l’homme à demi-mort - vous, moi ? - afin de pouvoir lui redonner force et vie !

  • FRENEL 3 février 2023 20:27

    La Samarie est une région enclavée entre la Galilée et la judée. Elle est en rivalité avec les autres régions à cause d’une histoire politique et religieuse. Jésus va se servir de cette réalité pour donner un enseignement tout aussi valable pour nous aujourd’hui. Un homme est blessé, c’est un étranger. Un lévite, défenseur de la torah passe à côté du blessé, lui qui devrait pratiquer le sacrement du frère. Un samaritain s’arrête et fait le nécessaire pour le blessé réalisant : tu aimeras ton prochain. Aujourd’hui nous vivons des scenarios identiques. Dans notre église, il y a des tensions, des attitudes et des prises de positions liées à des idées différentes. Ce ce n’est pas une nouveauté. Paul ne dit-il pas : les uns se réclament de Paul, d’autres de Pierre…Vous êtes tous du Christ. On connait la même chose aujourd’hui ! La vraie tradition passe par la fidélité à l’évangile et non en étant figés dans certains rites immuables. Et nous chrétiens nous sommes parfois comme le lévite. On se gargarise de belles paroles et on passe à côté de celui qui est malade ou dans le besoin. « Ce que tu fais au plus petit d’entre le miens… »Je ne serai pas jugé sur mes belles paroles mais sur l’amour vécu au quotidien. Alors je suis un samaritain ou un lévite ? L’enjeu est de taille et la balle est dans mon camp. R.Frénel

  • M. Thérèse G. 2 février 2023 22:02

    Une icône lumineuse des couleurs du ciel et de la terre. Au milieu de la scène, un riche Samaritain se penche sur un homme tombé au sol, en détresse. Tout l’environnement : la montagne, l’arbre vert, la ville… s’incline avec révérence pour le blessé. Mais déjà, la main gauche du Sauveteur a saisi le bras du malheureux qui se redresse ; la main droite tient une fiole d’huile pour soulager ses plaies.

    Qui est le Sauveur de l’homme souffrant, qui ne peut se relever seul ? C’est Jésus, le Fils de Dieu, auréolé de la Gloire du Ressuscité. « Il a pris nos souffrances, Il a porté nos maladies »

    Et l’homme gisant à terre ? C’est nous pauvres, faibles malheureux. Nous avons besoin de l’aide de Dieu pour vivre pleinement la Vie qu’Il nous donne. Il veut partager avec nous l’or de l’Amour divin (évoqué par la couleur qui emplit cette icône), nous revêtir de sa miséricorde. Laissons-Le nous tendre et nous prendre la main.

  • Ce qui frappe dans cette icône, ce sont d’abord les couleurs vives des personnages : le bleu, le rouge, le vert et le blanc. Jésus, le Samaritain occupe la place centrale.

    Nous remarquons le geste de Jésus relevant le bras de l’homme blessé. Il est prêt à soulager ses plaies en versant de l’huile. Tout est lumineux dans l’environnement, l’arbre est bien vert.

    « Jésus, sois encore aujourd’hui, le bon Samaritain pour tant d’hommes, de femmes et d’enfants blessés à travers le monde. Donne-nous d’être, à ta suite, proches de ceux et celles qui vivent dans la détresse et la solitude et que brille la lumière de ta résurrection ».

  • tatynono 1er février 2023 22:57

    Un homme est accidenté au bord du chemin. Il est seul ; personne ne semble l’avoir vu. Un prêtre passe : obnubilé par son homélie, il n’a rien vu. Un homme d’affaires, attendu pour un rendez-vous, regarde sa montre : « Oh ! je serai en retard ! ». Alors, vite et droit devant, il accélère. Un catéchiste n’a pas eu le temps de préparer sa rencontre, il doit jeter un coup d’œil avant l’arrivée des enfants : c’est l’excuse pour ne pas s’arrêter : « Ah ce sera pour un autre fois ! ».

    Et voilà qu’un homme de la région voisine passe à son tour et voit le blessé : « Oh, ce n’est pas possible d’abandonner un homme dans une telle situation. Son pronostic vital est peut-être enclenché, mes clients attendront que j’ouvre mon magasin ; je ne sais s’il a sa carte vitale, mais je paierai tout ce qu’il faut. Voilà déjà un acompte… ». Étranger à la religion, il en est pourtant le meilleur pratiquant.

    Seigneur, qu’aucune excuse ne nous empêche de porter secours à celui qui en a besoin, qui que ce soit et quelles que soient nos obligations du présent, même si c’est l’heure des vêpres !

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