Que vous inspire l’image ci-dessous ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Entre les mains de mon Dieu, je suis heureuse en tout lieu. Je ne veux ni ne crains rien. Dieu me suffit : tout est bien. Chant : Père Le Taillandier

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J’ajoute un complément à ma réaction du 13 octobre :
Qu’est-ce que Papy pourrait encore transmettre concrètement à son petit-fils, offrir aux générations à venir ?
Voici quelques pistes à travailler :
Ce papy à la barbe blanche cherche à transmettre sa passion à son petit-fils. Dans ce décor automnal aux couleurs chatoyantes, le silence s’impose.
« Il faut de la patience, mon petit, pour acquérir le geste efficace pour une bonne prise. Ensuite savoir attendre, guetter l’hameçon… et hop, attraper le poisson ».
« Bonne école de contact avec la nature, respect de l’environnement, ressourcement… tout cela, je l’ai appris grâce à mon grand-père ».
Même posture, même occupation pour papy et son petit-fils : casquette bien vissée sur la tête, canne solidement tenue en main, regard rivé sur une proie possible… Comme ils se ressemblent !
Deux saisons de la vie : l’automne et le printemps, moments si différents et pourtant si liés. Quand on demande à un jeune adulte quelle est la personne qui a le plus compté dans sa vie, c’est souvent le grand-père ou la grand-mère qui sont cités.
L’automne, saison de la sagesse, de la transmission, de la tendresse ; le printemps, saison de la spontanéité, de l’imitation, de l"admiration.
Que tes œuvres sont grandes, Seigneur !
Les couleurs éclatantes du soleil se mirent dans les eaux, scintillent sur les rives verdoyantes du lac.
Debout, immobiles, deux pêcheurs, le grand père et son petit fils, ont tendu leur canne. Ils attendent, en silence, que le poisson morde l’hameçon.
Sur les rives de la mer de Tibériade, les Apôtres avaient de la chance. Jésus multipliait les poissons comme les pains :
« Le poisson fruit de la mer comme le pain fruit de la terre ».
Savons nous prendre soin de la Création riche en nourriture pour la vie du monde ?
Rendons grâce au Créateur, si généreux dans ses bienfaits !
Les saisons de la vie
Comme les feuilles qui naissent au printemps, dansent sous le soleil d’été, puis s’envolent à l’automne, la vie déroule elle aussi ses saisons. L’enfance, la jeunesse, l’âge adulte, la vieillesse : chacune a sa beauté, ses défis, ses joies.
Le lac reflète les teintes du ciel et nous invite au calme, à l’image de ces deux pêcheurs, un homme d’expérience et un enfant , unis dans une attente paisible. Deux générations côte à côte, laissant le temps s’écouler doucement, dans l’espoir silencieux d’une prise.
Ils attendent, complices et sereins. Mais au fond, peu importe qui pêchera le premier. Car l’essentiel n’est pas le poisson, mais le partage. Cette intimité muette est un trésor : une transmission invisible, faite de gestes simples, de silences habités, de présence sincère. C’est là que réside la vraie richesse de la vie : dans ces instants où deux générations se rejoignent, où le temps devient un pont entre les âges.
Papy initie son petit fils aux rudiments de la pêche et ce dernier saura parfaire ses connaissances au fil du temps. Générations différentes…Conflit ou connivence ! Comment transmettre la mémoire du passé à l’aujourd’hui ? Nous sommes dans un monde « liquide » alors qu’il nous faut être dans un monde solide avec des repères forces de croissance pour une vraie humanité. Qu’est-ce qui me fait vivre ? Que faut-il garder comme essentiel et vital, c’est un peu de cela que je voudrais transmettre. La mémoire du passé n’est pas à gommer : il nous faut retrouver des principes moraux objectifs sinon l’animalité prendra le dessus.« Qui veut faire l’ange fait la bête » (Blaise Pascal). Notre monde est éclaté et parfois vide de sens. Il peut apparaitre comme une tapisserie qui s’effiloche parce que le fil de l’écheveau est rompu et l’harmonie de la tapisserie n’est plus. Notre embarcation est ballotée dans un monde où jaillissent des chemins destructeurs. Il revient à chacun de construire son arche de Nöé et d’y mettre les valeurs source de croissance. Vivre aujourd’hui implique des garde-fous pour ne pas tomber dans cette société déliquescente. Puissent les générations « vivre ensemble » dans le respect des différences et l’acceptation de la nouveauté. Nous adultes, ii nous faut offrir aux générations à venir ce que le proverbe juif traduit si bien : « Des racines et des ailes ». L’arbre ne peut tenir debout et croître que s’il plonge ses racines dans la profondeur de la terre qui le porte et, l’oiseau ne peut voler que s’il a des ailes. Oui, éduquer, c’est donner des racines et des ailes. R.Frénel