Talita Kum (« Jeune fille, lève-toi ! »), ce sont les mots que Jésus a adressés à la fille de Jaïre, une fillette de douze ans qui était apparemment sans vie (Mc 5, 41). Ces mots ont été choisis pour nommer le réseau international de vie consacrée de lutte contre la traite des personnes, créé en 2009, lors de la première rencontre mondiale des réseaux à Rome.
Son objectif ? Promouvoir un monde plus juste dans lequel chaque être humain peut vivre dans la dignité et la plénitude. « Je suis venu pour qu’ils aient la vie, la vie en plénitude » dit Jésus.
Le réseau a pour mission de mettre fin à la traite et à l’exploitation des êtres humains, de restaurer la dignité des personnes opprimées et exploitées, par des relations sororales et fraternelles d’égal à égal.
Il assure un accompagnement, une écoute active et un soutien en vue d’une autonomisation auprès des survivants de la traite, leur offrant ainsi un chemin de guérison et de prise de conscience de leur valeur en tant que personne, fils et fille aimés de DIEU, et en tant que membre à part entière de leur famille, de leur communauté.
Le réseau s’attaque ainsi aux causes systémiques qui font que les personnes tombent entre les mains des réseaux de trafiquants. Il s’efforce d’impliquer les familles, les communautés locales ainsi que les parties prenantes au niveau national et international. Les actions de Talita Kum s’adressent à tous, indépendamment de leur mode de vie, race, religion, condition économique ou orientation sexuelle.
C’est un réseau inter-congrégationnel, dirigé par des personnes consacrées.
En 2015, le pape François a institué le 08 février journée internationale de prière et de sensibilisation contre la traite des êtres humains, en mémoire de Sainte Joséphine Bakhita, sœur soudanaise victime de la traite et symbole universel de l’engagement de l’Église contre ce fléau.
Présent dans les cinq continents, Talita Kum est organisé en 60 réseaux locaux dans 107 pays.
Au Burkina Faso, Talita Kum est présent dans 08 diocèses. Il a pour coordinatrice sœur Nadine OUEDRAOGO, sœur de Sainte Croix.
Au Burkina, on rencontre des fléaux comme la mendicité, le crime organisé, la traite des femmes, les déplacés internes, l’exploitation dans les mines et la prostitution. “Talita Kum Burkina” organise des séances de sensibilisation préventive à ces formes de traite des personnes.
A Ouagadougou, le réseau a aidé plusieurs jeunes filles qui étaient dans la prostitution par contrainte à regagner leur patrie ou leur ville.
