Trois fois, Jésus demande à Pierre « M’aimes-tu ? »
Trois fois, Jésus demande à Pierre « M’aimes-tu ? » Touché de cette demande, Pierre répond : « Ah, Seigneur en doutez-vous ! Vous savez mieux que moi–même que je parle sans détour ; vous savez que je vous aime, mais éprouvez mon amour. » Chant : Père Le Taillandier
Une serre qui défie le temps
En 1894, construction d’une serre semi-enterrée dans le jardin de Rillé
La congrégation des Sœurs du Christ Rédempteur autorise, le 5 août 1894, la construction d’une serre dans le jardin de la cour de Rillé, ainsi qu’une maisonnette pour ramasser les légumes. Cette serre sort de terre pour le bien alimentaire de la Maison-Mère.
Restée silencieuse durant un siècle, on la célèbre enfin en 1994 :
Elle n’a rien dit, mais c’était écrit : 1894
Elle s’était blottie au pied d’une tour
Et elle attendait son jour.
La tour fut tronquée
Et elle, elle fut un peu oubliée.
La Maison à légumes
Mais le charpentier de son poinçon
Avait écrit sur son fronton
La date de sa construction.
C’est une petite maison
Que la Mère Marie-Archange
Avait voulue pour qu’on y range
Les choux, les carottes et les oignons
Pour nourrir la Congrégation.
Depuis 100 ans elle est toujours en service
Et c’est pour l’en remercier
Que vous êtes tous invités
A vous rassembler gaiement
Dans la grande allée du jardin de Rillé
Invitation pour fêter une centenaire, 1994
Statue de Saint-Fiacre
Pour l’occasion Saint-Fiacre, saint protecteur de la serre, est porté en cortège par les jardiniers jusqu’à la salle à manger, il rejoint la photographie de Mère Marie-Archange, Supérieure générale en 1894. Les jardiniers décorent la salle à manger de fleurs et des vieux outils, et ils choisissent des bottes de radis comme centre de table.
Monsieur Saliot, le chef-jardinier chaussé de gros sabots, entre avec une brouette, chargée de bouteilles d’apéritif et décorée de ceps de vigne. Durant le repas, les convives accompagnés d’un accordéoniste chantent des comptines sur la serre et les légumes.
Tous gardent de cette journée un souvenir ensoleillé.
D’après les archives de la congrégation des sœurs du Christ Rédempteur.