Enfants victimes de la précarité

Depuis 1987, la Journée mondiale du refus de la misère est célébrée chaque année le 17 Octobre.
En lien avec cette commémoration, que vous inspire l’image ci-dessous ?

Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…

Vos témoignages

  • Hélène R. 17 octobre 2024 23:20

    Comment ne pas éprouver une réelle compassion et même une certaine gêne devant ces 3 enfants adossés à un mur de terre nue, si tristes et démunis ?
    Les regards surtout sont tellement expressifs ! Celui de la petite fille aux yeux baissés par manque d’espoir ou par confusion d’être ainsi fend le cœur…
    En dehors de leurs vêtements - disparates - ils n’ont apparemment rien ! Rien comme les autres enfants pour jouer ou pour satisfaire leur faim ou leur soif d’apprendre… Ont-ils seulement un toit, un lit, des parents ???

    Ouvre nos yeux, nos cœurs et nos mains, Seigneur !
    Donne-nous de « travailler » là où nous sommes à plus d’humanité et de justice…

  • Fresnel René 8 octobre 2024 23:44

    Elle est à ta porte, mais tu es emmuré.
    Elle est sous ton toit, mais tes yeux sont fermés.
    Elle t’invite à ouvrir les bras, mais tu les fermes.
    Elle t’invite à te donner de tes mains, mais tes doigts se recroquevillent.
    Elle t’invite à la lutte pour la faire faire reculer et tu fais la sourde oreille.
    Elle t’invite à regarder ton frère et tes yeux sont pris par la cécité.
    Elle t’invite au silence pour entendre le cri de ceux qui souffrent, laisse la voix intérieure parler, peut-être celle de l’Évangile.
    Elle t’invite à crier et à refuser l’injustice, mais tu préfères tes pantoufles.
    Elle t’invite à panser les plaies et à redonner du baume aux désespérés, blessés par l’oppression sous différentes formes.
    Elle t’invite à sortir de ta tour d’ivoire pour regarder au-delà des frontières de ton égoïsme.
    Elle t’invite à te lever pour qu’au creux du quotidien tu apportes un peu de lumière à ceux qui sont dans la nuit et ne peuvent plus avancer.
    Elle t’invite à avoir assez de souffle pour redonner sens à la vie près de ceux qui n’y croient plus.

    Celle qui t’invite s’appelle LA MISERE.
    Elle empêche l’homme de vivre.
    Elle enlève à l’homme sa dignité.
    Elle asphyxie l’homme petit à petit.
    Elle terrasse l’homme et le met à terre.
    Debout. Regarde autour de toi. Agis.
    Ce que tu fais permet au fleuve de la solidarité de couler en notre monde et de redonner un peu d’humanité à l’homme.
    Et si nous faisions nôtre cette parole de l’Exode : « J’ai vu la misère de mon peuple ».

  • Marie Thérèse Gratien 2 octobre 2024 22:10

    Trois enfants, tristes, avec des vêtements dépareillés, sont adossés à un mur, leur seul soutien. La fillette, les mains dans les poches, baisse la tête, courbée sur leur malheur. Elle a l’air aigri, sans espoir. Les 2 garçons, ses frères sans doute, regardent droit devant : ils attendent.
    Qu’attendent-ils ? Que leur est -il arrivé ?

    Des enfants qui ont peut-être fui la guerre, la misère, abandonnés pour un temps ? Qui s’arrêtera pour leur donner confiance dans la vie ? Une rencontre, un accueil et ils pourront devenir ce qu’ils sont. Des enfants qui aiment jouer, rire, assoiffés de tendresse et d’affection. Eux aussi ont le droit d’être heureux, de prendre leur place si on leur tend la main et si nous leur partageons notre bien-être.

    En ces jours où on fête Ste Thérèse de l’Enfant Jésus et les Anges, les textes bibliques nous donnent l’exemple de Jésus. Il s’approche des enfants, les bénit. Il nous demande d’avoir leur confiance, leur simplicité : « Celui qui accueille ces enfants en mon nom, c’est moi qu’il accueille ».

    Lui, Jésus, l’enfant-Dieu par excellence, nous invite à Le suivre en frères et sœurs, avec tous les enfants de la terre.

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