Que vous inspire l’image ci-dessous : “Lavements des pieds. Manuscrit 12e-13e siècle, France” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Nous sommes appelées, en Jésus le Christ Rédempteur, à adorer et à aimer Dieu dans sa Justice. (Règle de vie)

Que vous inspire l’image ci-dessous : “Lavements des pieds. Manuscrit 12e-13e siècle, France” ?
Vous pouvez l’exprimer sous cette plume (Rajouter votre témoignage), sous forme de réflexions, texte, poème, prière…
Sr Hélène R., SCR
Les apôtres sont alignés de chaque côté de Jésus agenouillé. Lui est en bas de la représentation, à la place la plus humble, la dernière place. Mais son geste de bénédiction lui confère une attitude souveraine.
Pierre refuse d’abord que le maître lui lave les pieds. Tous les regards convergent vers ces deux personnages qui sont comme la concentration du sens de cet événement. Mais Jésus parle : « Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras pas de part avec moi ». Avoir part avec n’est-ce- pas le plus grand désir du disciple : le disciple n’est pas au-dessus du maître mais il est comme son maître : serviteur
Quand nous n’avons plus de mots pour exprimer cette incroyable réalité, nous pouvons toujours revenir aux images qui nous disent dans un silence contemplatif ce que nos mots sont insuffisants à exprimer !
Merci, Seigneur Jésus, de t’abaisser ainsi devant chacun de tes disciples. Par ce geste, tu nous apprends à servir nos frères et sœurs. Toi, de condition divine, tu te mets à genoux, tu laves les pieds et les essuies avec tendresse. A la veille de ta mort, tu nous exprimes ton amour infini. Donne-nous assez d’humilité pour servir nos frères dans le quotidien de nos vies.
Le lavement des pieds est une pratique coutumière au temps de Jésus. Les déplacements se faisant à pieds, sous un soleil aride et sur des chemins poussiéreux, l’hôte arrivant chez son accueillant se faisait laver les pieds. Cette coutume ancestrale est signe d’accueil, d’hospitalité et de service. Ce qui me frappe dans cette peinture du lavement des pieds, c’est l’étonnement, la stupéfaction des apôtres, leur incompréhension. On est loin de l’engouement et de la liesse des rameaux. Jésus, utilisant une coutume de son pays, pose un geste prophétique. Il veut redire le sens de sa mission :« Je suis venu pour servir et non être servi ». Ce geste, il le pose avant la cène :« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur, quiconque s’élève sera abaissé, quiconque s’élève sera abaissé »(Mt 23/12). Il est aisé de comprendre, pour les apôtres , leur difficulté d’entrer dans la dialectique de Jésus. J’ai envie de dire que les apôtres ont« perdu les pédales ». l Devant ce geste du lavement des pieds, Jésus vise cette notion de purification intérieure. Il sait bien celui qui va le trahir. Et nous, n’allons-nous pas parfois à nos eucharisties avec une attitude de rupture par rapport à l’attitude évangélique ? N’avons-nous pas besoin de nous laver intérieurement avant de partager le même pain, le corps de Jésus. « Avant d’aller à l’autel, va te réconcilier avec ton frère »(Mt 5/24) R ;Frénel
Jésus, ceint du tablier blanc, est à genoux. Il lave les pieds des Apôtres : un geste audacieux réservé aux serviteurs, aux esclaves. Jésus ouvre le repas au Cénacle.
Sur ce tableau, l’artiste du Moyen âge a déjà reconnu le Seigneur et le Maître, là où Il se met à la dernière place.
Les couleurs, l’auréole cruciforme du Christ, sa main levée pour bénir, le nimbe sur la tête des apôtres, tout est à la lumière de la Résurrection.
« Si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître… c’est pour que vous fassiez ce que j’ai fait ».
C’est un geste sacramentel : Jésus s’est mis à notre niveau pour nous hisser à son niveau.
Jésus nous lave, nous purifie, nous donne aussi le pain et le vin - signifié par la coupe - l’Eucharistie qui annonce le don de tout son être, le lendemain, sur la Croix.
Le pape François a parlé d’« une Église en tablier » dans le Lavement des pieds.
Une Église en service pour accueillir, donner et se donner.